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LA DISPARITION DES CHOSES

 

Un soir, un auteur et la maison Bronzini présentent « Les rencontres de Nathalia ».

Ce soir : Olivia Elkaïm propose La Disparition des choses.

 

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Une histoire de disparition, mais pas n’importe laquelle : celle de la mère de Georges Perec, dans des conditions peu ordinaires. En effet, cette mère a voulu protéger son fils de l’évolution des choses. La guerre de 40 se développe, elle est juive, fauchée, vivant dans un Belleville où bien des juifs se sont réfugiés, mais pour combien de temps ?

Alors elle profite d’un convoi ferroviaire vers la zone libre pour que son fils puisse se cacher.

Georges Perec survivra, mais pas sa mère. En 1943, Cyrla Szulewicz sera déportée à Auschwitz et n’en reviendra pas.

Perec deviendra un auteur à succès, auteur de la difficulté au sein de l’Oulipo. Il écrira une œuvre très originale, notamment La Disparition, roman en lipogramme ne comportant pas la lettre « e ». Résolution de casse-tête, mais toute son œuvre est une succession de résolutions, de franchissements d’obstacles.

Perec, auteur de l’impossible, auteur plein de démesure, auteur qui peut-être cherchait sa mère au-delà des conventions, a vécu avec cette blessure, cette absence.

Olivia Elkaïm appartient à ces gens qui ont fui une situation, qui ont dû trouver leur place dans un autre pays. Mais son roman porte un titre évocateur : La disparition des choses, reprenant deux titres de livres de Perec, La Disparition et Les Choses.

Jean-Michel Gautier