BIAM – 9e BIENNALE INTERNATIONALE DES ARTS DE LA MARIONNETTE

Du 9 mai au 2 juin 2017

À Paris, Gennevilliers, Stains, Aubervilliers, Pantin, Noisy-le-Sec, Les Lilas, Bagnolet, Montreuil, Choisy-Le-Roi, Boulogne-Billancourt

 

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Trouver sa place, n’est-ce pas au fond ce que chacun cherche ? Partir, voyager, s’exiler, changer de rôle ou de vie, tout n’est qu’une question de place à trouver, de paradis à atteindre. La 9e Biennale internationale des arts de la marionnette recouvre les thématiques qui soulèvent et traversent le monde actuel.

L’exil bien entendu et la question des milliers de réfugiés climatiques ou économiques, ceux fuyant la guerre. Dans J’y pense et puis, A, Unknown Land, Quelle tête ? ou Une Poignée de gens, les artistes nous parlent de ces hommes et de ces femmes qui sans chercher l’eldorado, tentent simplement de trouver une terre où poser leurs valises. Cependant, trouver sa place, c’est aussi comprendre celle que l’on occupe dans notre société. Comment peut-on s’engager face à des phénomènes qui nous indignent ? Quelle responsabilité peut-on et doit-on assumer face à des événements qui nous dépassent ?

Tandis que la compagnie suisse des Hélices puise dans la pièce de Ionesco, Rhinocéros et sa dénonciation de la montée du totalitarisme, des éléments pour mieux comprendre l’actualité, la compagnie belge Point Zéro dénonce de front le commerce des armes en Belgique avec Gunfactory.

La place que l’on occupe est aussi parfois celle que l’on usurpe comme dans la nouvelle création de Jean-Louis Heckel Max Gericke ou pareille au même ; celle à laquelle on s’accroche, coûte que coûte pour ne pas perdre son rang comme le fait le truculent couple formé par Agnès Limbos et Thierry Hellin dans Axe ; celle qu’on nous impose dans Le Retour à la maison de Yannick Pasgrimaud.

Avec à2pas2laPorte, le collectif Label Brut nous montre que trouver sa place est aussi un apprentissage que l’on fait en grandissant... Déployant des trésors d’ingéniosité par le métissage des techniques de manipulation, n’hésitant pas à s’engager sur ces questions qui traversent la société, les artistes marionnettistes démontrent une fois encore que la marionnette et le théâtre d’objet constituent un formidable outil pour dire, voir et représenter le monde.

La BIAM est coproduite par le Mouffetard – Théâtre des arts de la marionnette (Paris 5e), la Maison des métallos (Paris 11e) et la Ville de Pantin (93). Cette année, douze structures franciliennes s’associent également au festival.

4 semaines de spectacles, 30 compagnies et près de 100 représentations pour toutes les formes, tous les thèmes, tous les goûts.

Sources : dossier de presse de la 9ème BIAM

Bruno Fougniès

 

Le programme complet du festival : ici

 

Mis en ligne le 6 mai 2017