LES FAUX BRITISH

Théâtre Tristan Bernard
64 rue du rocher
75008 Paris 
01 45 22 08 40

Jusqu’au 30 juin
Du mardi au samedi à 21h00
Matinée samedi à 18h00

 

Les faux British loupePhoto Patrick Bosc

C’est une pièce mal écrite, interprétée par de mauvais comédiens, dans un décor complètement raté et une régie son approximative.

Mais voilà, tout cela est bien sûr intentionnel et le résultat est des plus réjouissants.

Les catastrophes s’enchaînent pour ces supposés apprentis comédiens dans une suite de gags irrésistibles, les éléments de décor ne tiennent pas et les comédiens jouent horriblement faux, l’un d’eux se servant d’ailleurs ouvertement d’anti-sèches disséminées un peu partout, les autres essayant de rattraper leurs erreurs avec une immense maladresse.

Nous assistons à une sorte de catalogue de tout ce qui peut arriver sur une scène quand des amateurs passionnés mais inexpérimentés sont aux prises avec la réalité du spectacle qui demande que tout soit rigoureusement maîtrisé. Ici,  les portes ne claquent pas mais restent obstinément fermées quand elles ne tombent pas, les accessoires ne se trouvent jamais où ils sont supposés être, tout va à contre sens dans un délire foutraque qui va crescendo au fil de rebondissements surprenants pour notre plus grand plaisir. Et je dois dire aussi pour notre admiration, car tout est au cordeau, cela tient même parfois de la magie, c’est véritablement époustouflant. Le tout étant de plus mené à un train d’enfer par six comédiens au jeu démultiplié, sautant, tombant, virevoltant, gambadant sans aucun répit, dans une mise en scène dont on ne peut qu’applaudir l’ingéniosité jusqu’à un incroyable final.

À voir les réactions enthousiastes du public hier soir, ce sera certainement un des grands succès de l’été.

Nicole Bourbon

 

 

Les faux British

Une pièce de Henri Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields
Adaptation française de Gwen Aduh et Miren Pradier
Mise en scène : Gwen Aduh

Avec : Aurélie de Cazanove, Jean-Marie Lecoq, Miren Pradier, Nikko Dogz, Yann de Monterno,  Michel Scotto di Carlo ou Henri Costa, Gwen Aduh.

Décor : Michel Mugnier
Costumes : Aurélie de Cazanove
Lumières : Claude Couffin
Musique : Gabriel Levasseur.

 

Mis en ligne le 14 mai 2015

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