THÉÂTRE

Le gardien

Que faire ? (le retour)

 

Le point de départ du spectacle est un couple dans une cuisine. La femme se passionne pour un livre, au point d'en perdre le boire et le manger. De bâcler son repas, de l'expédier. Formidable numéro de Martine Shambacher. De là, son mari  s'intéressant à son tour aux livres (en fait, elle lisait du Descartes, un choix qui se défend) les voici qui font entrer des masses de bouquins. Et qui, suite curieuse, se mettent à se demander quoi conserver de tout ceci.

Le gardien

Le gardien

 

Dans une sorte d'entrepôt indéterminé, nous voyons entrer Aston, un jeune homme suivi d'un autre, plus vieux, une sorte de SDF qu'il vient de sauver d'une bagarre.

Ennemies potiches n°1

Ennemies potiches n°1

 

La trame tient (et ce n’est pas un reproche) en quelques lignes : Comment Nina qui cohabite (en tout bien tout honneur) avec la délicieuse Janis, reçoit la visite de Édith, sa sœur avec qui elle était brouillée. Comment finalement les trois filles vivent ensemble, le temps pour Janis (enceinte) de faire une grosse boulette en volant à son ex une valise pleine de drogue. Puis en l’oubliant dans une cabine d’essayage.

Kalashnikov

Kalashnikov

 

Le titre est bien trouvé avec ce clin d'œil à l'arme tristement connue.

Car ça dézingue ! Ça dézingue à tout va dans cette œuvre de Stéphane Guérin mise en scène par Pierre Notte.

L'union de ces deux orfèvres en humour noir ne pouvait qu'aboutir à du bien trash, du bien saignant.

Autour de ma pierre il ne fera pas nuit

Autour de ma pierre il ne fera pas nuit

 

Ça veut parler. Sans prendre de forme, sans cérémonie. Ça commence par un « Ça va ! » lancé dans le micro par une type en perfecto comme au temps des seventies. Il se moque gentiment du pianiste en avant-scène qui nous a fait le prélude. Puis ça commence.

Le théâtre pris comme une vitrine du monde. Un monde magnifiquement rock-and-roll. Des personnages taillés dans l’espace laissé libre entre la réalité la plus brutale et le fantasme le plus débridé. Dans ce mince espace se joue toute l’histoire.

La mort de Marguerite Duras

La mort de Marguerite Duras

 

Jean-Paul Sermadiras développe une folle rhétorique de mimiques, de postures et d’intonations pour tenter de rendre corps à un texte qui possède en lui l’efficacité clinique d’un compte-rendu de procès : sorte de pendant scénique de l’étranger de Camus. Un personnage qui ne vit que dans l’instant, sans préjuger ni prévoir

Wish

Wish

 

Claudia est chargée d'introduire ses produits de maroquinerie WISH, très à la mode, dans la grande distribution. Elle négocie avec Jean-René Desembruns, un PDG dur en affaires et à moitié fou.

Sur ce thème Régis Ivanov a écrit une courte pièce (1 heure) où il s’amuse avec tous les poncifs du genre, sur les jeunes, sur la société de consommation, sur la fabrication des produits en Chine ou encore sur le carriérisme.

Dénommé Gospodin

Dénommé Gospodin

 

Pauvre Gospodin ! On se dit assez rapidement que son bon cœur le perdra. Il est successivement dépossédé (par des amis ou son ex-compagne) de son frigo, son four micro-ondes et sa télé. Et toujours l’envie de faire plaisir. Et puis on comprend que depuis que son lama ( ?) a été récupéré par Greenpeace, Gospodin a évolué : il stigmatise de plus en plus fort les petit-bourgeois qui l’entourent et entame un nouveau mode de vie hors de la société de consommation.

Marguerite et moi

Marguerite et moi (Duras, libre parole)

 

Florilège d'extraits d'interviews et d'entretiens qu'elle a donnés entre 1970 et 1990, ce spectacle explore l'humanité de Marguerite Duras.

La voilà sur scène, avec sa constante et insatiable curiosité, presque de l'innocence face à un monde qu'elle trouve irrémédiablement mal fichu, même pas absurde. Un monde qui, au lieu de tendre vers le bonheur des hommes et des femmes, semble s'ingénier à produire systématiquement de la souffrance, de l'incompréhensible, de l'injustice et de l'illusoire.

Betty Colls

Betty Colls

 

Paul Janson écrit et met en scène une pièce forte et puissante, surprenante et dérangeante, sombre et drôle, poétique et provocatrice.

L'écriture est dense, d'un humour décalé très maîtrisé, avec des répliques d'une redoutable efficacité où les mots s'envolent et claquent, chantent et crient, avec parfois de belles envolées, dans un style à la fois recherché et familier.

Rituel pour une métamorphose

Rituel pour une métamorphose

 

La Comédie Française nous fait voyager dans la Syrie de Saadallah Wannous en interprétant pour la première fois un texte arabe, force symbolique évidente.

Jjudith

Judith, le corps séparé

 

Baker s'empare de la confrontation entre Judith, envoyée par les Juifs de Béthulie et le terrible Holopherne, général assyrien qui se prépare à une bataille fatale qui lui permettra de les exterminer. En une nuit, la donne va changer. Qui ne se souvient du tableau, des tableaux plutôt, où l'on voit Judith s'apprêtant à poignarder Holopherne ?

Le Misanthrope

Le Misanthrope

 

Sortant de l’Odéon, j'ai encore dans l'oreille
La langue de Molière à nulle autre pareille.
Tellement que je vais, une fois n'est pas coutume
En vers de douze pieds laisser courir ma plume

Monsieur chasse

Monsieur chasse

 

Si elle paraît plus simple, moins brillante que Le fil à la patte, La dame de chez Maxim ou La puce à l’oreille, qu’il écrira par la suite, elle n’en présente pas moins tout ce qui fait la redoutable efficacité du maître du genre : une mécanique d’une incroyable précision et cet art d’enchevêtrer les situations les plus impossibles, tout en se livrant mine de rien à une peinture sans concession de la société de son époque.

Adèle a ses raisons

Adèle a ses raisons

 

Toute la famille est réunie pour les obsèques d'Adèle, la centenaire.

Mais voilà qu'Adèle bouge, Adèle se lève et vient vers eux tous, jeune et belle dans sa robe rouge. Et devant ses héritiers tour à tour surpris, amusés, scandalisés, elle va se raconter et ils vont découvrir une Adèle qu'ils ne connaissaient pas.

Alors bien sûr, les fils de la mémoire s'emmêlent, les souvenirs s'enjolivent.

Le Paquebot Tenacity

Le Paquebot Tenacity

La Grande Guerre est finie et deux amis parisiens, Bastien et Alfred, s'apprêtent à gagner l'arrière-pays canadien pour s'y installer et commencer une nouvelle vie qu'ils espèrent heureuse et libre. Mais le paquebot qui devait les y emmener est immobilisé à quai pendant deux ou trois semaines, en cale sèche.

Les tentations d'Aliocha

Les tentations d'Aliocha

 

Adapter au théâtre un roman aussi intense que les Frères Karamazov impose à ceux qui s'y risquent de faire des choix drastiques. Véro Dahuron  et Guy Delamotte ont mis en avant le personnage du jeune Aliocha, le plus fascinant sans doute et celui auquel on peut plus aisément s'identifier parce qu'il observe les autres avec une distance critique comparable à celle du lecteur ou du spectateur.

Le journal intime de Benjamin Lorca

 

 

Le journal intime de Benjamin Lorca

 

Au départ un jeune écrivain, Benjamin Lorca, se donne la mort. Deux proches, son ex-compagne et son frère se remémorent. S'interrogent. Non d'ailleurs sur les causes réelles de sa mort, mais plutôt sur ce qu'il était vraiment, ce qu'il pensait de l'une ou de l'autre.

À toi pour toujours, ta Marie-Lou

 

À toi pour toujours, ta Marie-Lou

 

Avec brio, Tremblay fait un portrait au noir de cette famille-là, parmi d'autres : avec la promiscuité, c'est la mesquinerie qui règne, l'incompréhension, l'incommunicabilité. Le père, les filles, ont les maux, sans avoir forcément les mots pour le dire.

Hymne

Hymne

 

Woodstock 1969. Le 18 août exactement. Jimi Hendrix prend sa guitare et joue The Star Spangled Banner, l'hymne américain, dans une version dérangeante qui scandalisera les uns et fera chavirer les autres.

Les mystères de Paris

 

Les mystères de Paris

 

William Mesguish a pris le parti difficile d'adapter à la scène le roman fleuve d'Eugène Sue qui avait passionné les lecteurs de l'époque avec ses multiples rebondissements et ses personnages hauts en couleur.

Je pense à Yu

Je pense à Yu

 

Les comédiens servent tous les trois à merveille dans un jeu tout en nuances, tour à tour sobre puis exalté, le texte de Carole Fréchette, pathétique, drôle parfois, avec ces phrases courtes, simples et complexes à la fois, qui vont droit au but, et qui réserve à chacun une superbe scène, jonglant adroitement avec les temps du passé, du présent, du futur

La nuit des rois

La nuit des rois

 

Comme en écho, Serge Lipszyc met en scène à l'épée de bois et « La nuit des rois » et « Le misanthrope ».

Il n'hésite pas à accentuer les jeux de travestissement, multipliant les ambiguïtés pour mieux perdre le spectateur, des hommes jouant des rôles de femme et vice-versa, ajoutant à la complexité des situations d'origine.

Jeux de planches

 

Jeux de planches

 

« Jeux de planches » date de 2002 : l'auteur s'y amuse et nous amuse : il se penche sur le théâtre, sur le matériau théâtral, ses tics, ses codes, ses lois ou bizarreries... et en fait la matière d'un spectacle original

Couple en danger

Couple en danger

 

Éric Assous nous parle une fois encore du couple.

Après L'illusion conjugale, Les conjoints, Le technicien, c'est aujourd'hui Couple en danger qui est présenté au Petit Hébertot.

Et c'est incroyable comme à partir d'un même thème, l'auteur arrive toujours à se renouveler.

Cette fois, il ausculte au plus près un couple ordinaire, sans problème apparent.

Oblomov

Oblomov

 

Volodia Serre nous livre un portrait tendre et ironique de Oblomov, ce propriétaire terrien enclin à la paresse, méconnu en France mais célèbre en Russie où est couramment utilisée l'expression Oblomovisme.

Plus qu'une satire de la société russe du XIXème siècle fustigeant l'oisiveté des « barin », le spectacle s'attache à cerner au plus près le personnage d'Oblomov que Guillaume Gallienne interprète avec une empathie évidente

Un compte rendu pour une académie - Théâtre des Mathurins

 

Un compte rendu pour une académie

 

Rescapé de l'enfer d'Auchwitz, où l'humain devait parfois retrouver son animalité pour survivre, le metteur en scène et réalisateur de renom international, fondateur de l'Actors studio, Jack Garfein, a logiquement analysé l'œuvre de Kafka à travers un prisme très subjectif, accentuant la densité du propos.

Ninon Lenclos

Ninon Lenclos ou la liberté

 

Hippolyte Wouters, l'auteur, et Cyrielle Clair, interprète et metteur en scène, nous proposent un spectacle d'une facture très classique, avec texte en alexandrins et beaux costumes fin XVIIème, un peu déroutant pour une pièce contemporaine.

Dans un décor simple – paravents, fausse bibliothèque, sièges d'époque –, Cyrielle Clair apporte sa grâce et sa beauté à la célèbre Ninon.

L'écume des jours

L'écume des jours

 

Si vous avez été déçu par le film, courez au Clavel voir l'écume des jours, une adaptation superbe, virtuose, de l'œuvre culte de Boris Vian, portée par une troupe exceptionnelle, la compagnie Charles est stone.

Avec la fougue et l'enthousiasme de la jeunesse, ces cinq là bourrés de talent  ont su sans grands moyens retrouvé l'âme et l'esprit de l'auteur, l'atmosphère de l'époque, le style zazou ponctué de classiques du jazz.

Une chambre à Hollywood

 

 

Une chambre à Hollywood

 

Avec ses quiproquos déconcertants mais voulus, les rebondissements ne manquent pas dans cette pièce qui se révèle finalement plus ambitieuse qu'il n'y paraît. Ils ne sont cependant pas toujours crédibles, comme lorsque la détresse la plus sombre côtoie des gags éculés.

Les trois soeurs

Les trois soeurs

 

Les Trois Sœurs, ou le voyage sans cesse différé. Ou le bonheur sans cesse différé.

Grâce à la reprise de sa mise en scène à la Comédie Française, Alain Françon plonge le spectateur dans l'univers clos des trois sœurs Prozorov : Olga, Macha et Irina.

Ala té sunogo

 

 

Ala té sunogo

 

Ce spectacle coloré et joyeux appartient au genre du « koteba », farce burlesque de critique sociale jouée dans les villages bambarras. Il s'agit ici d'un koteba chorégraphique, vu la place tenue par la danse.

Le nazi et le barbier

Le nazi et le barbier

 

Au moment où le cinéma fait revivre  Annah Harendt et sa théorie de la banalité du mal, un spectacle magnifique et éprouvant nous emmène sur les mêmes chemins.

Il nous raconte l'histoire de Max Schultz, pur Aryen qui prendra après la guerre l'identité de Itzig Finkelstein, son voisin et ami qu'il a froidement assassiné ainsi que toute sa famille.

Les Bougres

Les Bougres

 

Le Maquis, compagnie d'Aix en Provence, part à la conquête de Paris pour nous raconter une autre épopée, celle de la croisade contre les hérétiques à Carcassonne en 1209.

Rappelons que le mot Bougre vient de Bulgares, les croyances de ces derniers pouvant s'apparenter à la foi des cathares.

Comment vous raconter ce spectacle hors normes, d'une inventivité et d'une originalité folles, sans trop en dévoiler pour laisser intact le plaisir de la découverte ?

L'affrontement

L'affrontement

 

Cet affrontement à fleurets mouchetés oppose un vieux prêtre, désabusé et alcoolique, à un jeune séminariste fougueux et entier, n'acceptant pas les compromissions de son aîné.

Seront posées les questions qui partagent l'église actuelle : homosexualité, sacerdoce des femmes, mariage des prêtres et de façon plus générale rôle du prêtre dans la société contemporaine.

De si tendres liens

De si tendres liens

 

Loleh Bellon a écrit une superbe pièce qui nous parle d'amour, d'amour entre une fille et une mère. Un amour tissé de mille liens. Une histoire simple qui peut résonner en chacun ( ou plutôt chacune) e nous. Une vie qui passe. Des souvenirs dont chacune parle à sa façon. Avec sa propre perception.

En réunion

En réunion

 

Andrew Payne sait fort bien disséquer les maux de notre société, décortiquer les faiblesses humaines, passer dans sa moulinette impitoyable les moindres zones peu avouables d'un monde sans scrupules.

Après « Synopsis et Squash », il s'attaque dans « En réunion… » à l'univers impitoyable de l'entreprise

La ronde

La ronde

 

À sa parution l'œuvre d'Arthur Schnitzer avait fait scandale. Depuis on ne compte plus les adaptations qui en ont été réalisées.

Le jeune metteur en scène Ronan Viard s'en empare ici avec un plaisir et une gourmandise évidents dans une version esthétiquement sensuelle.

La valse des matadors

La valse des matadors

 

Sur scène, devant le public, ils sont complices, se sourient, s'aiment.

En coulisses, ils se détestent, se jalousent, se déchirent.

« Ils», ce sont les comédiens dont Natalia Fintzel Romanova, l'auteur, livre une satire d'une grande drôlerie dans « La valse des matadors ».

La mouette - Créteil

La mouette

 

Arthur Nauzyciel a fait le pari d'une mise en scène forte, originale et ambitieuse que certains pourront juger prétentieuse et ampoulée. Il est vrai qu'il n'a pas fait dans la facilité consensuelle.. Mais comment ne pas être emporté par des partis pris qui, loin d'être gratuits, font entendre le texte d'une façon si sensible ?

Demain il fera jour

 

Demain, il fera jour

 

Cette œuvre dérangeante l'est encore plus par le parti pris par Michel Fau d'une mise en scène d'une grande sobriété laissant toute la place au texte, les comédiens ne se regardant pas et jouant face public dans une grande économie de gestes, avec un jeu « à l'ancienne » assez déroutant.

Hyde, de l'ombre à la lumière

Hyde, l'ombre et la lumière

 

Isabelle Florel et Serge Kadoche effectuent un travail remarquable en liant l'œuvre de Stevenson au fait divers le plus marquant de la même époque, les crimes commis par celui que l'on surnomma Jack l'éventreur.

L'idée de départ était pertinente – n'avait-on pas émis l'idée que le roman avait pu influencer le tristement célèbre meurtrier – et les auteurs l'ont réalisé avec un brio renversant.

L'atelier

L'atelier

 

L'atelier pièce de Jean Claude Grumberg, récompensée par plusieurs Molières, raconte l'histoire d'un atelier de couture de 1945 à 1952.

Au travers de ses personnages, c'est toute une période qui est recréée, celle de l'après-guerre, décrivant avec beaucoup de tendresse une société qui tente de se reconstruire.

 

La patiente

La patiente

 

Rien ne va plus pour Catherine (Barbara Lambert), trentenaire sémillante au tempérament très fort mais dont la vie sans relief l'ennuie. Son désabusement la conduit dans le cabinet de Jacques (Michaël Cohen) : psychanalyste zélé, d'un séreux très professionnel, il comprend vite que c'est à la fois sa vie amoureuse et sa vie professionnelle qui ne sont pas à la hauteur des ambitions de la jeune femme.

Le petit chaperon rouge

 

Le Petit Chaperon Rouge

 

Qui ne connaît le célèbre conte popularisé par Perrault ?

Joël Pommerat fait plus que nous en donner une énième version, il fait véritablement œuvre de création par le choix de la scénographie, de la mise en images et en sons, par la présentation des personnages

Je suis drôle

Je suis drôle

 

Après « Pollock », Claude Perron renoue avec l'univers de Fabrice Melquiot et son écriture brillante. Ici, bien qu'il y ait un jeune homme qui lui donne une réplique muette, il s'agit d'une sorte de one-woman show. Et justement, l'héroïne de la pièce est une « comique » comme on dit, qui joue des sketches a priori drôles.

Boureeaux d'enfants - Chapitre 2

Boureeaux d'enfants Chapitre 2

 

Pluie d'été

d'après Marguerite Duras.

 

Notre avare

d'après Molière

Brainstorming

Brainstorming, Quand l'entreprise s'emballe

 

Quatre jeunes comédiens issus du FRACO à Lyon (Formation Réservée à l'Acteur COmique) présentent actuellement à La Folie Théâtre un spectacle décapant sur l'univers impitoyable de l'entreprise.

Peu de texte mais des gestes, des mouvements, qui ne sont pas sans rappeler le monde de Charlot dans Les Temps Modernes.

Les Apaches

Les Apaches

 

Les Apaches, c'était ces jeunes de 20 ans tout au plus, petits truands violents du début des années 1900 … Le style Apache est né plus tard lui, après la première guerre mondiale. Les artistes d'alors, fascinés qu'ils avaient été par ce dandysme de la rue et du crime, réinventent ce style en littérature, cinéma ou music-hall en donnant une vision, ou plutôt une poésie plus ou moins décalée de la réalité.

Letter to Larry

Letter to Larry

 

Pour incarner cette femme à la fois puissante et si fragile, il fallait une interprète de génie qui SOIT Vivien Leigh, et non pas qui « fasse » du Vivien Leigh, comme on « fait » du Marilyn ou du Bardot. Susie Lindeman réussit ce tour de force à la fois troublant et impressionnant d'accompagner, à la fois physiquement, émotionnellement et vocalement, cette destinée tragique.

C'est la faute à Le Corbusier

C'est la faute à Le Corbusier

 

On parle habitat et société, Le Corbusier et Oscar Niemyer (l'architecte de Brasilia, ville symbole d'une architecture moderne).

Si la démarche est intéressante, la mise en scène originale, si l'ensemble est foisonnant, il est aussi touffu – peut-être trop, le rendant parfois confus – prenant souvent davantage des allures de documentaire que de pièce de théâtre proprement dit.

Le paysan de Paris

Le paysan de Paris

 

Le paysan de Paris, c'est d'abord un texte. Aragon est alors âgé de 27 ans et compose une œuvre qui est un mélange de rêverie poétique, de philosophie intérieure, mais aussi de quelques réflexions sur la ville qui change sous ses yeux. Surréaliste, ce texte l'est assurément et sa nature a conditionné les choix scénographiques de la metteuse en scène Sarah Oppenheim.

Pierre et Jean

Pierre et Jean

 

Pas facile de porter un roman à la scène, d'autant plus quand il s'agit d'une œuvre de Maupassant, auteur au style très particulier qui fait la part belle aux descriptions et à l'analyse de sentiments dans des textes souvent pessimistes et cruels.

Vica Zagreba a relevé le défi et c'est peu de dire qu'elle a pleinement réussi.

Son adaptation et sa mise en scène regorgent de trouvailles ingénieuses.

Les 39 marches

Les 39 marches

 

Il faut saluer ici Éric Métayer qui endosse avec talent un nombre incalculable de rôles – y compris celui de la boue – mais surtout qui signe une mise en scène subtile, ingénieuse,  imaginative menée à un train d'enfer, enchaînant les trouvailles les plus saugrenues, les gags les plus irrésistibles, les clins d'œil hilarants, portant à des sommets rarement atteints l'art de l'illusion théâtrale.

La vie de Galilée

La vie de Galilée

 

Dans l'histoire de Galilée, c'est l'injustice qui lui fut faite qui choqua Brecht. Et on le comprend. Il y a dans ce refus de la science dû aux autorités religieuses, un côté terrible. Brecht a signé là une œuvre testamentaire : il y traite du pouvoir (politique ou religieux) face au savant, à l'inventeur. Au progrès.

Das war eine shöne Party

Das war eine shöne Party

 

Le titre énigmatique, Das war eine schöne Party – titre allemand de Poupée de cire, poupée de son de France Gall – ne nous donne aucun indice, on l'entendra à plusieurs reprises au cours du spectacle.

On entre, les trois comédiennes sont debout, immobiles, puis elles disparaissent tandis qu'une bande son déverse des sons stridents et une voix enfantine qui nous parle d'une petite fille ne rêvant que de crashes aériens.

 

Existence

 

Christian Benedetti est sans concession. C'est sa force et son exigence. Voir le monde sans filtre. En face. Voir les hommes tels qu'ils sont, tels qu'ils vivent, sans fard. Voilà ce qu'il cherche à partager avec cette pièce comme avec la plupart de ses autres mises en scène.

Dans la loge de Marie Dorval

 

Sophie Le Corre donne chair et vie à la comédienne Marie Dorval, tombée dans l'oubli mais qui connut une grande célébrité au XIXème siècle.

Un critique avait d'ailleurs écrit à son propos :
« II n'est aucun rôle enfin, si médiocre soit-il, d'où elle ne fasse jaillir des éclairs sublimes.»

Gilbert Soussen, l'auteur, s'est inspirée de la propre correspondance de l'artiste pour écrire le texte.

Morts sans sépulture

Ces jeunes comédiens livrent une superbe version de l'œuvre de Jean Paul Sartre à laquelle ils parviennent sans la trahir à donner une résonnance très actuelle.

Car les thèmes chers au philosophe, engagement, liberté, mort, responsabilité de chacun, engagement, avec les questions existentielles « Sommes-nous responsables de nos actes, doit-on tout sacrifier pour une cause, quelle est la part d'orgueil dans ces choix » et l'éternel « qu'aurais-je fait à leur place », qui restera toujours sans réponse.


On a fait ce qu'on a pu...

 

Philippe Fenwick a conçu un projet fou de tournée théâtrale entre Brest et Vladivostok. Dire les complications auxquelles il dut faire face, les démarches entreprises, les promesses faites et non tenues, le découragement succédant aux moments d'exaltation (et réciproquement) dire tout cela serait impossible.

 

Yukonstyle

 

Célie Pauthe, déjà metteuse en scène de ce petit bijou qu'était « Long voyage du jour vers la nuit » de O'Neil, a fait un travail inspiré. Que dire des comédiens, sinon que chacun joue avec bonheur sa partition : Dan Artus a des accès de rage glaçants. Sa lente métamorphose est parfaitement maîtrisée.

Mon poing sur ton i

 

Voilà une comédie très actuelle, résolument moderne, bien écrite et bien interprétée : comique de situation, de texte et d'expression, tout est utilisé avec efficacité pour le plus grand plaisir du spectateur.

L'auteur ne s'interdit rien et les interprètes font preuve d'une belle énergie dans une pièce pleine de folie avec des dialogues hilarants et des scènes qui permettent aux comédiens de donner la pleine mesure de leur talent

 

Only Connect

 

Quel impact peuvent avoir sur l'amour les moyens de communication modernes omniprésents dans nos vies ?

C'est le thème développé par Mitch Hooper dans Only Connect, une pièce résolument de notre temps qui dresse un portrait sans concession de notre époque, véritable démonstration implacable et féroce .

 

 

L'assemblée des femmes

 

Il faut reprendre Aristophane, le rejouer : son actualité nous étonnerait et nous étonne encore, comme la nouvelle mouture de cette « Assemblée des femmes », présentée à la Tempête.

Grand Guignol

 

Frédéric Jessua et Isabelle Siou ressuscitent le Grand Guignol qui fit les délices du public de 1897 à 1962 à Pigalle, rue Blanche.

Les beaux messieurs et les belles dames adoraient s'y encanailler, les premiers souvent accompagnés de leurs maîtresses, belle occasion de les réconforter après tant d'émotions.

Les deux metteurs en scène accomplissent ici un travail remarquable reconstituant parfaitement  l'esprit de l'époque.

Médée

 

Il s'agit ici d'un spectacle tout à fait exceptionnel, dont la mise en scène originale s'adapte parfaitement à cette héroïne qui n'est pas figée dans le mythe et traverse les époques et les modes, car cette femme à l'inhumanité... bien humaine, qui cherche à se libérer de ses chaînes et à s'émanciper, est au fond très actuelle et nous oblige à remettre en cause nos jugements quotidiens.

Le prix des boîtes

 

Ce sont deux vieilles. Elles sont sœurs et rendues à la solitude. Elles n'ont pas bon caractère et leur univers s'est peu à peu réduit à leurs maisons, leurs chats, quelques commérages.

Tout le monde est mort autour d'elles maintenant ou tout le monde est parti. Les rêves aussi, rêves de mariage, rêves d'amour, rêves d'enfantement, partis.

Fractures (strangers, babies)

 

C'est une femme. Qui pourrait être une femme ordinaire.

Elle parle avec son mari. Elle parle d'oiseau blessé sur son balcon. Qu'elle voudrait soigner. Guérir. Sauver.

Scène de la vie ordinaire.

Mais les mots peinent à sortir.

Et peu à peu émerge l'image d'une femme complexe pas si ordinaire que ça, cherchant à prendre sa vie en main.

 

La barbe bleue

 

Jean-Michel Rabeux, quand il n'écrit pas lui-même des pièces, monte des auteurs comme Shakespeare ou …Copi. Ou Perrault. La preuve cette « Barbe-Bleue » qu'il présente, comme il dit joliment, pour « les adultes à partir de huit ans ».

 

« Bourreaux d'enfants ! » chapitre 1

 

L'Aquarium nous propose deux adaptations de textes , jouées dans deux salles et dans deux atmosphères bien différentes, qui ne sont pas écrits pour le théâtre à l'origine, mais qui ont pour point commun de représenter les enfants comme reflets des névroses des adultes,

 

Casanova, Requiem For Love

 

Diana Dobreva a puisé dans « L'histoire de ma vie » de Giacomo Casanova, dans « Le journal d'un séducteur » de Søren Kierkegaard et dans ses propres textes pour articuler ce spectacle. On aura vite compris que son désir est de parler de séduction en s'emparant du plus mythique séducteur ayant existé. Voici le sujet central du spectacle.

Fracas

 

La salle est allumée. Les comédiens et comédiennes sont en scène, ils bougent,  se détendent. S‘habituent au public, peut-être. Ils marchent puis se figent à l'appel de leur prénom par Olivier Brunhes, le metteur en scène-coordinateur.

 

Klaxon, trompettes…et pétarades

 

On connaît Dario Fo, militant et auteur de théâtre italien. Il a joué, animé et aussi écrit. Ici, nous est proposée une pièce marquée tout autant par son goût pour cette forme théâtrale particulière qu'est la « commedia del arte » que par les engagements politiques de son auteur : le début se situe dans un hôpital.

 

 

 

Maupassant portraits brisés

 

Texte bouleversant, terrifiant, admirablement porté par Patrice Fay dont l'image, l'attitude, les accès de folie sont donnés à voir : les yeux en perpétuel mouvement, le corps partant en tous sens, la voix brusquement déchirée.

 

Bien des choses

 

« Nous avons vu une animation théâtrale sans décor ni mise en scène avec deux acteurs qui lisaient leur texte »

Voilà comment les deux histrions commentent avec une grande autodérision leur spectacle. Sauf que les deux histrions en question sont François Morel et son vieux complice Olivier Saladin. Et que ça change tout.

 

À tort ou à raison

 

Un artiste est-il coupable d'exercer son art au sein d'une dictature génocidaire ? C'est le centre de la réflexion à laquelle nous invite le grand dramaturge anglophone Ronald Harwood, auteur du scénario du film "Le pianiste", dans sa pièce "À tort et à raison", où il respecte au plus près la vérité historique.

L'histoire du soldat

Un soldat en permission retourne dans son village où l'attend sa promise, pour quinze jours, avant de retourner sur le front. En chemin, il va rencontrer le Diable qui le détourne de sa destination en lui échangeant son violon (ici représenté par une arme) contre un livre magique capable de dévoiler l'avenir. Mais le diable, ce filou, en profite pour lui voler trois ans de sa vie : le voilà déserteur, oubliée par sa promise et par sa mère qui le fuient comme un fantôme.

 

Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment ...

 

La scène est nue et, dans la pénombre,  la comédienne allongée évoque un orgasme. Cela commence comme ça. Elle bouge un peu et se relève. Et l'histoire commence. Où est-elle ? Pourquoi ? À travers ses propos hachés, on y voit plus clair peu à peu.

Conversation avec ma libido

 

Le sujet : « Antoine est un écrivain devenu célèbre grâce à ses théories sur l'abstinence. Lorsqu'il déménage dans son nouvel appartement parisien, il tombe sur sa nouvelle voisine, une tornade envahissante, qui réveille sa libido endormie ! »

Sur ce thème, Patrick Hernandez (pas celui de Born to Be Alive) et Eleni Laiou (qui interprète le rôle de la jolie voisine), ont inventé une charmante comédie, originale et d'une drôlerie irrésistible.

 

Montedidio

 

Montedidio est à l'origine un roman et non une pièce de théâtre, et c'était un pari que de l'adapter pour en proposer au public une version scénique. Le mérite en revient à Lisa Wurmser dont l'adaptation particulièrement dynamique parvient à nous plonger dans l'atmosphère d'une vie napolitaine des années 1950

 

Le médecin malgré lui

 

La Compagnie du Théâtre de l'Éventail nous livre une version à cent lieues des ennuyeux manuels scolaires, redonnant tout son sens, toute sa saveur, tout son sel à ce classique dans un délire remarquable mariant la farce, le fabliau du Moyen Age et la Commedia dell Arte, retrouvant avec jubilation tout le côté rabelaisien que Molière avait donné à son œuvre.

 

 

Je n'ai pas de toit qui m'abrite, et il pleut dans mes yeux...

 

Jérémie Sonntag dit Rilke, et il le dit très bien. Avec une présence qui, à elle seule, investit le plateau nu et presque vide du petit théâtre de La Loge.

 

La maison de Bernarda Alba

 

Mettre en scène un des textes emblématiques du poète et dramaturge espagnol Federico García Lorca, La Maison de Bernarda Alba (1936), ce « drame de femmes dans les villages d'Espagne » est un véritable défi et le metteur en scène Antonio Díaz-Florián le relève avec une originalité et quelque liberté somme toute bienvenues.

 

L'arrache cœur

 

L'écriture de Boris Vian joue sans cesse avec l'impossible : c'est ce qui lui donne sa dimension onirique, symbolique et magique. Ses personnages évoluent dans un monde tiraillé entre la froide modernité et les mythes populaires. Ils ont un côté monstrueux ou fabuleux. Rien de réaliste dans ces histoires.

La tour de la défense

 

Le 31 décembre 1977 dans un appartement d'une tour de la défense, soir du réveillon, vue sur Paris, ses monuments, son feu d'artifice et dans l'ombre, le jardin des tuileries, lieu des rencontres gays de l'époque.

On est chez un couple de jeunes homos bobos, faune des nuits parisiennes. Décor cosy, tout confort. « Á dix sept ans j'ai voulu me tirer une balle dans la tête ! » dit l'un des garçons. La mort est là, immédiate, le suicide, déjà consommé...

Um espanto não se espera

« Um espanto não se espera » est un petit spectacle sans prétention joué par deux jeunes portugaises qui étonnamment n'y font étalage d'aucuns de leurs talents de danseuses, malgré de bonnes références à l'école supérieure de danse de Lisbonne. Surprenant par l'immobilisme et l'attentisme de ses protagonistes, décevant par l'austérité et la sobriété de son contenu

 

 

Dans le regard de Louise

 

Deux regards sur cette pièce contant la vie de Louise Michel, militante anarchiste : « la Vierge folle ».

 

 

 

Hold On

 

Hold on" est un génialissime petit spectacle tragi-comique qui dépeint avec fantaisie et originalité les dérives du système du travail vu à travers le prisme déformant d'une plateforme d'appels téléphoniques.

Le joueur d'échecs

 

"Le joueur d'échecs", est une nouvelle de l'écrivain juif, autrichien, Stefan Zweig, publiée à titre posthume en 1943, écrite les derniers mois qui précédèrent son suicide. André Salzet en a fait une adaptation fidèle reposant sur une structure narrative dans un style concis, avec un rythme soutenu pour simuler le suspens d'une partie d'échecs, où l'esprit reste maître.

Kathputli, danses et marionnettes du Rajesthan

Le kathputli, théâtre de marionnettes du Rajasthan, est né au VIIIe siècle de la nécessité de distraire un prince insomniaque. Cet art, exercé à l'origine dans les cours royales, descendit ensuite dans la rue pour finir par tomber en désuétude. Zazie Hayoun, séduite par cette tradition, s'attache, depuis plus de vingt ans, à la ressusciter, pour le plus grand bonheur des petits et de leurs parents.

 

 

Le titre est dans le coffre

 

Vaudeville clownesque nous annonce-t-on en préambule.

Le terme n'est pas usurpé.

Dès l'entrée nous découvrons sur le plateau ouvert deux symboles du vaudeville : un canapé et une simple porte, toute seule, sans aucun mur pour l'encadrer...

Brigitte directeur d'agence

 

Damien, directeur d'une agence immobilière est atypique à plus d'un titre : il aime son travail au-delà de l'esprit mercantile, se bat comme un beau diable pour obtenir des logements à des prix accessibles, n'hésitant pas pour cela à diminuer ses marges. La marge, il faut dire qu'il connaît, car sa position sociale bien établie ne l'empêche pas, loin de là, d'assumer pleinement son double féminin

 

Ita L. née Goldfeld

 

Décembre 1942, dans un appartement modeste du quartier de la rue des Rosiers, Ita L. née Goldfeld, 67 ans, attend que les policiers qui lui ont laissé une heure de sursis, viennent la chercher. Bien sûr, elle pourrait s'enfuir avec sa valise, la même avec laquelle elle avait fuit la violence d'Odessa en 1905, alors en compagnie de Salomon, son mari, mais cette fois, pour aller où, dans quel espoir..

 

Une sorte d'Alaska

 

Respectant à la lettre l'univers particulier d'Harold Pinter, Ulysse di Gregorio nous raconte l'histoire de Déborah, atteinte d'encéphalite léthargique, revenue à la vie après seize ans de sommeil par une injection de L-Dopa pratiquée par son médecin Hornby.

 

Les criminels

 

C'est un microcosme de la société de la république de Weimar juste avant le crack financier de 1929 et l'avènement du nazisme hitlérien au pouvoir en 1933. Un immeuble où cohabite un éventail de toutes les couches sociales...

Touchée par les fées

Un moment pur, rare.

Sur scène, l'espace vide rendu encore plus vide par l'existence de trois cubes de bois noir. Ariane Ascaride entre par la salle, vêtue d'une combinaison de travailleur rouge qui la couvre des chevilles jusqu'au cou. Seul son visage encadré de ses longs cheveux châtains sur ce corps sans forme. Lorsqu'elle monte sur scène, une lumière de néons glace encore plus l'espace...

Chambre 108

 

Avant même que la pièce ne commence, le ton est donné avec une épigraphe de Sartre expliquant la véritable signification de sa formule « l'enfer c'est les autres » : ce qu'il a voulu dire c'est que « si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l'autre ne peut être que l'enfer ».

En effet, on pourrait croire que nous ne sommes pas loin de l'enfer dans le huis clos contemporain de la chambre d'hôpital...

 

Collaboration

 

Le mot Collaboration nous fait bien sûr immédiatement penser à la seconde guerre mondiale.

C'est bien de cela qu'il s'agit mais avec le double sens de collaboration avec le système nazi et aussi la courte collaboration qui exista entre Zweig et Strauss sur la création de l'opéra La femme silencieuse, leur unique ouvrage commun.

Un pavé dans la cour

 

Six colocataires se retrouvent dans la cour de l'immeuble pour un apéritif qui va vite tourner au vinaigre !

Sur ce thème on pouvait craindre le pire du genre boulevard, blagues éculées et rires gras. Eh bien il n'en est rien.

Le texte est finement écrit, truffé de répliques assassines voire vachardes bien amenées avec ce qu'il faut de touches d'émotion et l'interprétation est des plus réussies, sans surjeu, d'une parfaite justesse.

Eyolf (Quelque chose en moi me ronge)

 

Dans une salle à manger banale et peut-être actuelle (voir les jeans que portent deux des personnages) Rita accueille son mari Alfred, revenu d'une retraite dans la montagne pour, dit-il, se consacrer à sa grande œuvre, l'écriture de « la responsabilité humaine ». Sa sœur à lui, Asta, arrive. Discussion. Assez vite, elle roule sur Eyolf, le pauvre petit Eyolf, handicapé depuis sa chute d'une table...

 

Hyacinthe et Rose

 

Rien. Trois fois rien ou presque. Une tenture, une table, une chaise. Un piano.

Et de ce presque rien va naître un des spectacles les plus attachants que j'ai vus. Capable en un instant de nous faire rire ou monter les larmes aux yeux.

Par la magie des mots et de l'interprétation. Par la beauté d'un texte fourmillant d'anecdotes tour à tour cocasses ou émouvantes. Par la justesse du jeu.

La confession d'un enfant du siècle

est un joli spectacle qui vaut largement le détour par cette petite salle du Théâtre du Marais. À la fois personnel et universel, il dépeint les affects du personnage principal avec une crudité et un réalisme tels que les échos de son récit vont jusqu'à résonner dans l'histoire personnelle du spectateur, quels que soient son âge et ses orientations sexuelles. Car enfin, on a tous été un jour l'objet ou le sujet d'une passion amoureuse dévorante faite d'accès et d'excès plus ou moins tumultueux.

La véritable histoire de Maria Callas

 

La vie de Maria Callas a été tellement racontée qu'on se demande ce que le spectacle va bien pouvoir nous apprendre.

En réalité, rien de nouveau et en cela le titre n'est pas très bien choisi.

Non, l'intérêt est ailleurs, dans ce qu'il nous montre de l'envers du décor, des sentiments pas toujours très reluisants qui animent ces icônes qu'on admire mais qui sont simplement des êtres humains avec leurs failles et leurs souffrances.

 

Auschwitz et après

 

Trois comédiennes prêtent leurs voix à Charlotte Delbo et ses camarades, pour nous faire partager trois ans de sa vie, de la prison de la Santé, où la résistante se trouve incarcérée, aux camps d'Auschwitz-Birkenau, puis Ravensbrück, où elle fut déportée.

 

Cuisine à domicile

 

Christophe de Mareuil et Ludovic Girard ont écrit-là une pièce intelligente très bien servie par la mise en scène rythmée et précise d'Alain Cerrer et quatre excellents artistes qui composent avec une grande sincérité des personnages à la fois amusants et touchants.

Jack l'éventreur

 

Londres fin XIXème siècle, dans le quartier, défavorisé dirait-on aujourd'hui, de White Chapel.

Un serial killer va assassiner dans des conditions effroyables des prostituées. Il ne sera jamais arrêté.

Tout le monde connaît l'histoire de Jack l'éventreur. Robert Desnos, poète et journaliste, avait écrit une série d'articles en 1928 à ce sujet.

Une heure à tuer

 

Vous rêvez d'un boulevard au féminin ? Du traditionnel triangle amoureux joué à deux ?

D'une heure de rires ?

Alors rendez-vous dans la petite salle de la Comédie des trois bornes. Vous découvrirez une œuvre à quatre mains féminines – deux à l'écriture, Adeline Blais et Anne-Lise Prat, qui l'avaient interprétée l'an dernier – et deux sur scène, Julia Mendel et Cindy Mostacci, pleines d'entrain et collant parfaitement à leurs personnages.

Le sourire de la morte

 

C'est une pièce Inédite en France d'un auteur québécois, André Ducharme, qu'il a écrite suite à une rencontre : trois détenus ayant manifesté le désir de recevoir des cours de rédaction, il a été choisi par la direction de l'université du Québec où il enseignait justement cette matière, pour leur dispenser ces cours en prison au quartier de sécurité maximale.

 

Calme

 

Le décor est celui d'un hôtel-restaurant des années 1970 désespérément vide, déserté par ses clients depuis longtemps. L'ambiance est celle de la fin d'une époque révolue où la famille en présence était encore unie et heureuse.

Désormais, plus personne ne semble croire en l'avenir parmi les quatre membres qui la composent.

Murmures des murs

 

MAGIQUE ! Murmures des Murs est véritablement LE spectacle à ne pas manquer. Tout à la fois inclassable et iconoclaste, cette pièce transporte et bouleverse alors même qu'on n'y trouve que peu de matière à interpréter ou à s'identifier.

 

 

Promesses

Il n'y a pas une minute à perdre. Si vous aimez l'humour, la tendresse et l'humanité dans ce qu'elle a d'absurde et d'excessif, allez-y. Cela se passe au théâtre de l'Opprimé pendant encore quelques soirs mais ce spectacle poursuivra sa route longtemps et partout sans aucun doute.

Faim de loup

 

Inspiré du petit chaperon rouge des frères Grimm, Laurie Cannac nous livre ici une version très personnelle de ce conte ô combien de fois vu et entendu. Le spectacle met d'ailleurs plutôt l'accent sur l'aspect transgressif de cette jeune enfant qui va presque consciemment se jeter dans la gueule du loup pour voir quand ça fait vraiment mal !

 

L'Eden cinéma

 

« Écrire, c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait. » Eh oui, c'est du Marguerite Duras. La même qui travaillait et retravaillait ses textes, leur donnait d'autres noms : ainsi le roman « Un barrage contre le Pacifique » est-il devenu « L'Eden-cinéma », ici mis en scène par Jeanne Champagne.

 

 

Protée

 

Désopilant. Et inattendu. Voilà les adjectifs qui viennent à l'esprit du spectateur de ce drame satirique en deux actes de Paul Claudel, mis en scène par Philippe Adrien et actuellement à l'affiche du Théâtre de la Tempête, Protée.

Tristesse animal noir

 

La pièce est une sorte de vision d'un bout d'humanité au microscope. Une expérience de laboratoire : plongez six personnages et un bébé absolument ordinaires sinon un peu imbus de leurs personnes au milieu d'un brasier qu'ils ont sans doute eux-mêmes allumé par négligence et voyez ce qui se passe

N'être pas né

 

À la base, Yves Cusset (né en 1972) est philosophe, ce qui n'est pas si courant dans le monde du théâtre.

Inspiré par le pessimiste Cioran, et sans doute aussi par Beckett, qui parlait de ces femmes « …qui accouchent à cheval sur une tombe », Cusset se penche sur la vie,  la naissance et la mort, grands thèmes philosophiques s'il en est.

 

Punk Rock

 

La pièce de Simon Stephens énonce froidement et accumule presque objectivement les faits qui mèneront cette jeunesse au drame, au fait divers. Il ne juge pas, ni ne fait l'introspection des personnages. Il expose simplement l'histoire comme il a pu se l'imaginer et nous la montre en séquences réalistes.

Partage de midi

 

En 1901 Paul Claudel, jeune diplomate français, n'ayant pu réaliser son vœu d'entrer dans les ordres, retourne en Chine pour rejoindre son poste de consul.

Durant la traversée, il tombe éperdument amoureux d'une femme mariée et mère de famille avec laquelle il vivra une liaison scandaleuse.

Le fil d'Ariane

 

Le Fil d'Ariane est un spectacle vivant très complet et créatif inspiré de l'œuvre, de la vie, de la maladie et de la mort du célèbre philosophe et poète allemand Friedrich Nietzsche. Avec cette pièce, c'est quitte ou double. Soit on l'apprécie à sa juste valeur après avoir eu connaissance du monde conceptuel de Nietzsche à travers la lecture de son œuvre, soit on sort au milieu de la représentation faute d'en percevoir le contenu (trop ?) subtil…

 

 

Le cercle de craie caucasien

 

Il s'agit d'un conte, d'une fuite, d'un désordre dû aux renversements de pouvoirs, aux guerres, aux révoltes.

 

D.A.F. Marquis de Sade

 

Peu de personnages fascinent et provoquent autant que le « divin marquis » et c'était une aventure risquée de le porter à la scène, aventure que tentent Pierre Alain Leleu, auteur et interprète, et Nicolas Briançon, metteur en scène en proposant D.A.F. Marquis de Sade, D.A.F. initiales de Donatien Alphonse François, ses prénoms, dont il signait effectivement ses écrits.

 

 

L'intégrale de Büchner.

 

L'intégrale de Büchner. Trois pièces et un seul spectacle.

Woyzeck, pièce inachevée et fragmentaire considérée comme la première pièce de notre théâtre contemporain, La mort de Danton, pièce historique écrite trente ans après la terreur et Léonce et Léna

Un fil à la patte

 

Indémodable Feydeau ! Irrésistible« Un fil à la patte » qui déclenche inévitablement les rires alors qu'on le connaît par cœur.

Encore faut-il pour cela des comédiens à la hauteur, capables de donner le rythme qui convient à cet ensemble de vivacité, de courses poursuites, de cris, de retournements de situation propre à l'œuvre du maître du vaudeville.

Eh bien la jeune troupe portée par la mise en scène échevelée de Lise Quet a l'abattage et le métier qui conviennent.

Instants critiques

 

Pour les plus de cinquante ans, ce spectacle rappellera sans doute bien des souvenirs, l'époque où Georges Charensol et Jean Louis Bory animaient l'émission Le masque et la plume dans laquelle ils commentaient avec un brio inégalé depuis les films qui venaient de sortir.

Pour les plus jeunes, ce sera une découverte, celle d'un univers où des points de vue très différents se confrontaient dans la courtoisie bien que parfois avec virulence et toujours avec des textes admirablement écrits.

La botte secrète de Dom Juan

 

Après leur détournement hilarant des trois mousquetaires, c'est Dom Juan dont il est ici question, mais un Dom Juan complètement absent, prétexte à évoquer avec panache mais sans concession nombre de sujets divers et variés.

C'est fin, subtil, terriblement intelligent, diablement drôle et incroyablement efficace, une satire de notre société virulente bien qu'effectuée avec beaucoup d'élégance.

Moi Caravage

 

Déjà l'affiche, très belle, interpelle, calquée sur le tableau « David montrant la tête de Goliath ». On sent le travail soigné, réfléchi, et cela augure bien de la suite.

Et on n'est pas déçu.

Cesare Capitani présente là une œuvre, forte, puissante, impressionnante à la fois de réalisme et d'imagination.

Ma mère qui chantait sur un phare

 

Il ne se passe rien dans ce village, rien que de très ordinaire comme dans n'importe quel village du bord de l'océan qui n'est pas une station balnéaire. Les gens y vivent et y travaillent dans un quotidien sans histoire. Il y a la côte, quelques pêcheurs, une carrière juste après la forêt, des commerces dont un marchand de vin, la grande maison derrière ses grilles, un bistrot en face du clocher…

Le Vicaire (Rueil Malmaison)

 

Jean-Paul Tribout offre une vision complémentaire plus réaliste et davantage fidèle à l'œuvre originelle de Hochhuth dans la mesure où les scènes avec le pape sont restituées et mises en valeur, contrairement à Costa-Gavras qui les avait supprimées dans Amen

Beaucoup de bruit pour rien

 

Il est  très à la mode de revisiter les classiques, avec plus ou moins de bonheur.

C'est à Shakespeare que se sont attaqués Vincent Caire et Gaël Colin en installant l'action de « Beaucoup de bruit pour rien » dans un western spaghetti à la sauce Sergio Léone, avec une bande son en forme de clin d'œil à Ennio Morricone.

 

 

D'Artagnan hors-la-loi

 

La compagnie Afag nous propose une version des trois mousquetaires à faire se retourner Alexandre Dumas dans sa tombe, retourner de rire bien entendu.

 

Ménélas Rébétiko Rapsodie

 

Dès le début, deux personnages en noir qui s'asseyent à une table, fument sans parole inutile tout en se servant du vin blanc (résiné) l'ambiance est créée : nous sommes en Grèce et ces hommes en costume noir et chaussures vernies sont des musiciens. Feutre baissé sur les yeux, Abkarian arrive et tout commence.

Nouvelle comédie fluviale

 

Il ne faut pas croire ce qu'on dit de ce spectacle ! Ne lisez surtout pas le synopsis pleine page du site du Théâtre du Rond Point, ne lisez pas telle ou telle tentative de résumé, ne regardez pas les images présentes sur le net, n'écouter pas non plus les interviews de Ged Marlon, ne lisez même pas cet article. Pour aller voir « Nouvelle comédie fluviale », il faut juste s'appuyer négligemment sur une porte et tomber dedans.

Les pâtissières

 

Sur scène, il y a un décor de cartons. L'éclairage est « a giorno ». Étrange. On respire en voyant, pomponnées de frais et délicieusement rétro, arriver les trois sœurs.

Nous ne sommes pas chez Tchekhov et ces dames ont parfois un langage fleuri. L'histoire ? Elle est simple : trois sœurs pâtissières, à qui leur papa a appris le métier et légué la boutique, répondent aux questions d'un commissaire invisible.

Le dindon

 

Quel plaisir que ce dindon-là ! Quelle perfection dans la mise en scène, le jeu des interprètes, le choix des décors et costumes, où tout est accentué à l'extrême tout en trouvant le moyen de rester superbement naturel.

Cette comédie, l'une des plus étincelantes du maître du vaudeville, est ici magnifiquement servie par une troupe jeune et talentueuse qui fait souffler un sacré vent de fraîcheur sur cette œuvre tant et tant jouée.

 

Je suis né le jour de mon anniversaire

 

Noir sur scène et dans la salle. Quand la lumière revient, la comédienne est là, debout au centre, elle tient une petite valise à la main. Elle est vêtue d'une chemise sur un pantalon. Blancs.

Commence alors une incroyable aventure, un voyage inhabituel dans un monde imaginaire.

2012

La petite aux tournesols

 

Dans ce spectacle adapté du roman éponyme, c'est une petite fille de six ans qui se confie. Qui revit. Qui nous invite à partager ses souvenirs. Des souvenirs qui n'ont l'air de rien (chacun a plus ou moins les mêmes) mais qui sont tout. Arrivée en Provence d'une petite parisienne, perspective, envoûtante, de se retrouver entre filles, puisque, outre sa mère et elle, il y aura aussi une autre petite fille et sa mère.

 

Dans les chaussures d'un autre

 

Depuis 2006 le Carrozzone Teatro propose des pièces qui suscitent l'intérêt, comme « La naïve », gros succès Avignon off.

« Dans les chaussures d'un autre » confirme le talent de Fabio Marra, talent d'auteur, de metteur en scène et de comédien.

Dans la tradition italienne, mêlant tragédie et comédie, il nous parle de sujets de société entre rires et larmes mais toujours d'une grande justesse

 

Autopsie de l'amour

Rouge. Noir.
Noir. Rouge.

Costumes rouges, noirs.

Décor noir, touches de rouge.

Vidéo en rouge et noir.

Couleurs passion.

Est-ouest / Procès d'intention

 

Au départ, dans un décor de cabaret, on vient nous parler d'agit-prop, cette forme théâtrale née en URSS et qui essaima ensuite en Allemagne puis dans toute l'Europe. Nous assistons à une représentation donnée dans un cabaret berlinois des années 80. Il y a là un mélange de numéro de cirque (plutôt réussi) et de procès : Martina, une artiste passée à l'Ouest, vient se livrer à une critique du système capitaliste.

Voyage au bout de la nuit

 

Seul sur scène, Jean-François Balmer incarne Ferdinand Bardamu, porteur d'un barda qui est le poids même de toute la misère humaine qu'il rencontre au cours de son errance. Entraîné malgré lui dans des aventures qui le font mûrir en même temps qu'elles lui font perdre ses illusions, il traverse la Première guerre mondiale, l'Afrique coloniale, l'Amérique de l'entre-deux-guerres et la banlieue parisienne dans une fuite en avant qui l'emmène toujours plus loin

 

Belle du seigneur (extraits)

 

De l'œuvre de Cohen, on n'a retenu ici que des extraits, des fragments. Pourquoi pas ? Si on passe à côté du contenu profond et des méandres du récit, on goûte tout du moins des moments. Des moments forts et variés, sans vraie continuité, bref un picorage dans le texte et celui-ci est suffisamment fort pour s'en relever.

Couples d'enfer

 

La Reine Blanche propose en ce moment un véritable petit bijou. Qui sera joué  jusqu'à dimanche seulement, autant dire qu'il faut se dépêcher pour ne pas le rater.

Stéphane Aucante a eu la bonne idée de réunir quatre courtes de Feydeau, « Fiancés en herbe, Amour et piano, Feu la Mère de Madame et Léonie est en avance », liées par des chansons de Grégoire Béranger, retrouvant ainsi les codes du vaudeville.

Poil de carotte

 

On a tous dans la tête le roman de Jules Renard qui raconte l'enfance maltraitée d'un enfant.

Moins connue est la pièce écrite ensuite par l'auteur six ans plus tard. Alors que le roman était composé d'une suite d'une cinquantaine de saynètes quasi théâtrales, la version scénique l'est curieusement moins avec peu d'actions : seulement quatre personnages, et onze scènes.

 

Les optimistes

 

La démarche artistique et la méthode de travail qui ont présidé à l'élaboration de ce spectacle lancent un défi à la curiosité du spectateur.

Comment aborder au théâtre un conflit brûlant depuis trois générations et dont les ravages tourmentent les mémoires des vivants d'aujourd'hui ?

Blackbird

 

Étrange pièce que nous a concoctée là David Harrower : ce jeune auteur anglais né en 1966, ne craint pas de jouer avec le feu, qu'on en juge : nous sommes dans un lieu incertain, entre bureau et entrepôt, un lieu en désordre, jonché d'ordures, anticipant, peut-être l'autre déballage qui va suivre. Un homme âgé d'une cinquantaine d'années reçoit après le travail, une jeune femme butée.

Jeux de planches

 

Il s'agit de rêver de théâtre.

Le vrai, le faux, le vraisemblable, l'acteur et les rôles qu'il interprète, et les mots qui lui sont mis en bouche par un auteur et un metteur en scène.

Ces textes de Jean-Paul Alègre flirtent avec l'absurde, les jeux de mots et la multiplication du sens des mots qui sont la cause d'incompréhensions, de quiproquos et de méprises....

Suite 2806

 

Une suite numéro 2806, un homme puissant, une femme de chambre. Bien sûr, cela parle à tout le monde.

Mais la ressemblance s'arrête là.

Ici, point de relation rapide, consentie ou non, mais un dialogue qui s'étire entre les deux protagonistes, dans ce qui voudrait être une joute verbale entre un homme de pouvoir, las et suicidaire et une employée d'hôtel manipulatrice.

 

Solness constructeur

 

Grand constructeur, bien que parti de rien et n'ayant pas fait d'école, Solness arrive à la fin de sa vie. Son ménage bat de l'aile, mais il a le soutien de Kaja, fidèle secrétaire et préposée au grand livre, dans lequel sont notées les réalités financières de son action...

1984

Le théâtre de Ménilmontant propose pour la 4ème saison l'adaptation théâtrale de «1984  », le livre culte de George Orwell.

Eh bien quelle claque ! La même qu'à la lecture du bouquin, rendue plus violente encore par la force des images.

Le livre était déjà dérangeant, d'une noirceur absolue, sans une once d'espoir. L'adaptation et la mise en scène d'une extrême précision ont su rendre l'atmosphère oppressante de ce monde terrifiant

 

Le livre de Damas et des prophéties

 

Saadallah Wannous est un auteur peu connu en France, même si en Syrie, son pays natal, ses pièces sont montées avec succès. Ici, l'adaptateur et metteur en scène a eu l'heureuse idée de réunir deux textes, « Un jour de notre temps » et « le viol », pour en faire une seule et unique pièce.

 

Un chapeau de paille d'Italie

C'est une sorte de cavalcade frénétique où rien ne tient debout, une fuite en avant qui déclenche une succession de réactions en chaîne menées à cent à l'heure.

Gilles Bouillon le metteur en scène a joué à fond la carte du burlesque avec des scènes qui rappellent le cinéma muet, les comédies américaines, l'opéra bouffe ou encore la grosse comédie de boulevard.

 

La mouette - Tchekov/Benedetti

 

Nous, spectateurs, sommes au centre de cette vie, de ce drame qui se déroule. Nous sommes dans la maison au bord du lac. Les personnages circulent sans cesse autour de nous, derrière, devant, à droite, à gauche, ailleurs, ils vibrionnent de vie, de plaintes, de drôleries, d'amour, de sexe, de désirs. Tous !

Room service

 

Un hôtel dans les années 60, 65 exactement, on vient de célébrer le mariage de Johnny et Sylvie.

Au room service, un employé Gilbert, (Fabrice Pannetier, parfait dans le rôle) belle allure, parler châtié de celui qui a servi dans les grandes maisons.

On comprend vite qu'il fait équipe avec un certain Daniel avec lequel il ne s'entend absolument pas.

 

Le contraire de l'amour

 

Le journal de Mouloud Feraoun est le témoignage d'un homme à l'identité plurielle, déchiré entre son amour pour la France et les revendications indépendantistes auxquelles il ne peut qu'adhérer, et qui relate au jour le jour l'embrasement de son pays avec son cortège de violences et d'exactions.

Pourquoi Ève vient-elle chez Adam ce soir ?

 

Étrange sensation que procure ce spectacle : on y croit vivre un rêve éveillé, une sorte de voyage inédit dans des sphères auxquelles, effectivement, on n'est pas habitué au théâtre. Qu'on en juge : il y est question d'un homme cloîtré. Il a accumulé dans une sorte de refuge des photos, des objets, …objets de sa vie, objets témoins, du moins on peut l'imaginer...

 

Juste avant la fin du monde

 

Une généreuse lucidité

Il est le fils parti trop tôt de la maison, parti des années sans jamais revoir ni son frère, ni sa petite sœur, ni sa mère, ni sa belle-sœur qu'il ne connaît même pas, comme il ne connaît pas ses neveux. Et ce jour-là, il revient, il revient avec la certitude qu'il va mourir d'ici un an tout au plus.

 

Au secours je l'aime

 

Avec « Au secours je l'aime », Fabrice Tosoni, auteur également de « Petits mensonges entre amis », nous raconte avec humour l'histoire d'un couple, sa rencontre, les engueulades, le quotidien pas toujours facile, la jalousie, les amis et la famille de l'autre à supporter, l'arrivée d'un enfant.

La putain de l'Ohio

 

Sur le plateau uniquement traversé de deux grandes IPN, une jeune femme dort, couchée sur une des poutres. À sa tenue, on devine la prostituée.

Puis entre Hoyamer, petit bonhomme sale et hirsute, enveloppé dans un immense imperméable kaki.

L'action est lancée, vont se succéder sans trêve une suite d'affrontements âpres et douloureux, auxquels s'ajouteront ceux du fils d'Hoyamer.

Sexe, mariages et profiteroles

 

Trois amies ayant atteint la cinquantaine, sont réunies dans le salon de l'une d'elles, Sophie, qui après avoir fermé les yeux pendant trente ans sur les infidélités de son mari, songe à divorcer. S'instaure alors un colloque entre ces femmes de ce début de XXIéme siécle, qui affrontent chacune à leur manière, la déception que leur inspirent leurs relations amoureuses avec les hommes, leurs angoisses de perdre leur séduction, leurs attentes et revendications...

 

Nous sommes une femme

 

Un bruit de couteau qu'on aiguise. Lumière. Une femme brune à l'air inquiétant aiguise effectivement un grand couteau. On sonne. Une jeune femme blonde arrive.

Les deux avaient correspondu sur Internet et croyaient avoir affaire à un homme, problème des prénoms ambivalents, Claude et Sacha.

L'action peut alors commencer

Une laborieuse entreprise

 

Cette fois, Serge Lipszyc arrive de Corse. Dans ses valises, qu'il pose à « L'Etoile du Nord », il ramène un petit bijou signé Hanokh Levin. Et que nous raconte-t-il ? La déchéance d'un couple. Les premiers mots du mari sont d'ailleurs : « Je suis un homme fini ».La suite de l'histoire dira à quel point il avait raison.

 

Cyrano de Bergerac

 

Jean-Jacques Rouvière qui porte ce rôle écrasant dans la version étonnante qu'en donne Olivier Mellor à la Cartoucherie de Vincennes comptera certainement parmi les plus attachants, les plus complets, tant il rend parfaitement toutes les facettes du personnage.

Le songe d'une nuit d'été

 

Magique. Merveilleux. Surprenant. Original.

Voilà une adaptation propre à réjouir petits et grands tant elle est réalisé avec un raffinement extrême que ce soit dans ses costumes mêlant habilement modernisme et somptueux habits d'époque, voire d'aspect végétal pour les fées et lutins, mise en scène d'Antoine Herbez d'une grande rigueur parfaitement maîtrisée, scénographie magnifiquement épurée et interprétation exceptionnelle.

Trouble dans la représentation

 

Noir. Écran. Ambiance cinéma. Film muet : un couple, l'homme pressant, la femme qui se dérobe.

Puis tout disparaît.

Quand la lumière revient, les deux comédiens ont quitté l'écran pour le plateau encombré d'objets divers dont on ne saura jamais vraiment à quoi ils sont censés servir : téléphone années 70, chaise en bois, vitres de plexis...

 

Une valise pour deux

 

Quatre comédiens et comédiennes sur scène, un titre accrocheur, « une valise pour deux » et un jeune auteur peu connu, Martial Bléger : a priori, on se dit que le théâtre « Les Déchargeurs » joue son rôle. Il souhaite faire connaître des plumes neuves, un répertoire nouveau.

 

Modèles

 

Elles sont cinq comédiennes : sur le plateau.

Cinq qui vont nous parler pendant presque deux heures des femmes avec leurs mots à elles ou ceux d'auteurs.

Elles se racontent et nous racontent, nous, les femmes, avec humour, sérieux, désespoir.

En comédiennes, chanteuses, danseuses, musiciennes, car elles sont tout cela avec talent.

 

Roméo et Juliette la version interdite

Vous croyez connaitre l'histoire de Roméo Juliette ? Vous avez peut-être lu ou vu l'œuvre de Shakespeare, assisté à la comédie musicale ?

Eh bien vous n'avez rien vu car cette version-là va vous emmener très loin de vos classiques, dans un univers totalement déjanté et burlesque, avec des costumes d'époque....

 

La machine à explorer le temps

 

C'est l'associé de l'explorateur imaginé par Wells qui raconte le voyage dans le temps de ce dernier.

La difficulté était d'adapter pour la scène ce long monologue coupé de descriptions.

Mais c'est sans compter sur l'imagination, la créativité, le savoir-faire de la Cie imaginaire théâtre

 

Les souvenirs d'un pauvre diable

 

Qui se souvient encore d'Octave Mirbeau  (1848-1917) ? On pense peut-être au  « Journal d'une femme de chambre » grâce au film de Luis Bunuel, au « Jardin des supplices » dont on ne connaît souvent que le titre. On a un vague souvenir des aventures du sieur Lechat dans la pièce « Les affaires sont les affaires ». On néglige Mirbeau. On a tort.

L'enterrement (Festen... la suite)

 

Festen, le film avait stupéfait le public et fait découvrir son auteur Thomas Vinterberg.

Daniel Benoin l'avait ensuite adapté pour la scène et l'histoire veut que cette version ait donné envie à l'auteur danois d'écrire une suite théâtrale que le même Benoin s'est évidemment empressé de traduire et mettre en scène.

Le résultat se voit actuellement au théâtre du Rond-Point qui ne cesse de surprendre avec des programmations assez éclectiques.

 

L'incroyable retour de Matthieu B.

 

On rit beaucoup et on est aussi ému. Les quatre comédiens jouent avec une grande justesse, emmenés par l'un d'entre eux, Arnaud Schmitt dans le rôle d'Éric, qui dynamise littéralement l'ensemble avec une présence scénique remarquable et un jeu d'un naturel, d'une aisance bluffants.

Saluons aussi l'effort mis sur le décor, chose assez rare dans les petites salles.

 

 

Jean et Béatrice

Autour d'une mise en scène suffisamment sobre pour se faire oublier, ce texte de Carole Fréchette met en avant l'une des composantes dramaturgiques du théâtre : la catharsis… ou plus simplement dit le fait de pourvoir s'identifier aux problématiques des personnages.

 

Nous deux

 

On ne s'ennuie pas un seul instant dans cette suite de sketches bien enchaînés qui donnent une grande fluidité au spectacle.

Allez vite découvrir cette petite salle du Mélo d'Amélie si vous ne la connaissez pas encore et prendre une bonne bouffée de bonne humeur avec les Kicékafessa.

 

La rose tatouée

 

« La rose tatouée », créée en 1951 à Broadway, puis portée à l'écran en 1955, avec Burt Lancaster et Anna Magnani, est une pièce assez méconnue de Tennessee Williams. Elle est ici adaptée en français avec habileté par Daniel Loayza, qui toutefois n'hésite pas à émailler son dialogue de mots italiens dans un souci de mieux traduire le contexte.

Rostam et Sohrâb

 

Oh, le beau et profond spectacle que voilà ! C'est la Cie du Lierre qui est à l'initiative de ce « Rostam et Sohrâb » (prononcer Sorob).

Farid Paya a trouvé la matière de ce somptueux poème épique dans « Le livre des rois », (le Shâ-Namêh) une œuvre maîtresse de son pays, l'Iran. Il s'agit ici d'une quête initiatique, la recherche de son père par un enfant, très vite grandi.

À la française

 

Qui est Édouard Baer ? Qui se cache derrière le dandy désinvolte qui a toujours l'air de se moquer du monde ?

Son dernier spectacle « À la française » nous donne-t-il quelques clés pour percer le mystère de ce génial touche à tout qui semble prendre plaisir souvent à se saborder, de cet intellectuel raffiné qui n'hésite pas à balancer quelques propos plus triviaux, de ce joyeux drille à l'âme triste, de cet auteur inventif piégé par l'indolence ?

 

Les derniers jours de Stefan zweig

 

Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, non loin de Rio, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte.

Sait-on jamais ce qui amène quelqu'un au suicide et encore moins lorsqu'il s'agit d'un double suicide. C'est ce que Laurent Seksik a essayé de comprendre, imaginant ce qu'avaient pu être ces derniers jours.

 

 

Les grands moyens

 

Après « À deux lits du délit », gros succès de la saison passée, revoilà Garnier et Santou sur les planches où ils font preuve encore une fois de leur talent, nous présentant une palette de jeu davantage étoffée.

 

La farce de Maître Pathelin

 

Richard Demarcy a eu la bonne idée d'adapter et de mettre en scène –  interprétée par les membres de sa compagnie multi culturelle Le naïf theâtre – La farce de Maître Pathelin, écrite vers 1465 et considérée comme la première comédie française.

 

Vis ma vie

 

Dans un train un couple de zurbains, il regarde derrière les vitres un paysage de carte postale qui le fait rêver :

— Ah la campagne, la nature, l'air pur, les animaux !

Dans un village, une jeune femme n'en peut plus du vide de sa vie, elle rêve de gagner la ville où elle trouvera confort et univers culturel.

 

Le père

 

Par cette plongée à l'intérieur d'une mémoire qui se délite, le spectacle nous dévoile le désarroi d'un homme qui  ne discerne plus les contours du monde extérieur et qui finit par ne plus se voir lui-même. Quand la mémoire fait naufrage, l'identité se noie.

 

La petite fille de Monsieur Linh

 

Il est des romans forts, puissants, bouleversants, qui vous poursuivent longtemps après la dernière page tournée.

Le travail remarquable accompli par Sylvie Doriat (adaptation et interprétation) et Célia Nogues (mise en scène) met parfaitement en valeur le texte d'origine sans le dénaturer, en y ajoutant de surcroit la puissance du visuel et de l'écoute.

Que faire de Mr Sloane

 

Quelle tristesse que d'assister à un tel naufrage.

Sur le papier, le spectacle était prometteur, et je rêvais déjà d'une critique sociale cruelle et sans concession, mâtinée d'un humour décapant.

Las ! Il n'en est rien et à mon grand regret je dois dire qu'on en est très loin, mais c'est aussi cela la défense du spectacle vivant, ne pas cautionner la médiocrité.

La dernière bande

 

Cette œuvre de Beckett exige un comédien d'envergure, capable de captiver son public sans pratiquement parler, de l'emporter dans une histoire d'une vacuité vertigineuse.

Serge Merlin est de cette trempe et il compose un Krapp magnifique, étonnant, agaçant, touchant, tel que l'avait certainement rêvé l'auteur.

La petite

 

Décidément, la mise en abyme court les rues, ou plutôt les théâtres. En effet, de même que dans les « six personnages, … » du cher Pirandello, voici que dans le même lieu, se monte « La petite », texte et mise en scène de Anne Nozière.

Il y est question d'acteurs, de répétitions, de personnages, de mise en scène. Mais surtout de la Petite, une comédienne enceinte dont le fœtus, soudain, arrête de grandir. Tout en restant vivant. Pourquoi, comment ?

 

Six personnages en quête d'auteur

 

On ne saurait trop féliciter Stéphane Braunschweig pour avoir choisi de monter, en la dépoussiérant, cette oeuvre de Pirandello.

Datant de 1920, la pièce était plutôt révolutionnaire pour l'époque : à cause de sa mise en abyme, cet effet de théâtre dans le théâtre.

 

Doris Darling

 

Doris Darling est un spectacle incroyable, qui commence comme un boulevard kitchissime pour basculer peu à peu dans une satire féroce du monde des people, médias et artistes confondus, d'une cruauté effrayante.

Un train dans le tête

 

Denise H se retrouve bloquée dans la cage d'escalier où sept ans plus tôt, Paul-André, son voisin de palier, la fit fantasmer. C'est alors que dans la tête de cette femme a priori ordinaire, vont défiler des pans de vie où passé et présent se confondent dans une confession aux allures de roman, mettant à nu ses paradoxes, ses déchirures, ses fantasmes, sa quête du bonheur et la révélant à la fois singulière et plurielle.

 

Le Tartuffe

 

Le Tartuffe est l'une des œuvres de Molière parmi les plus brillantes, qui dénonce avec virulence et un humour féroce l'hypocrisie et les manipulations, sujet hélas intemporel.

Marion Bierry en propose une version délectable avec des acteurs au sommet de leur art.

 

Marilyn Monroe Entretiens

 

La comédienne est seule en scène, brune, serrée dans un manteau noir qui laisse voir ses jambes nues, elle est derrière un bureau, éclairée violemment par une lampe. On pense à une scène d'interrogatoire plutôt qu'à une séance de psychanalyse.

On est loin de l'image sur papier glacé...

 

Embrassons-nous Folleville

 

On rit beaucoup, du texte qui égratigne avec un humour corrosif aussi bien la noblesse qui ne jure que par les apparences, que l'institution du mariage. S'y ajoute jeu survolté des comédiens parfaitement dirigés par un metteur en scène qui lâche la bride avec une grande maîtrise à son sens du comique.

 

 

Le repas des fauves

C'est terrifiant, intelligent, drôlement cruel et cruellement drôle. Car, et ce n'est pas la moindre des qualités de ce spectacle, ce sujet lourd arrive à être traité avec humour, un humour subtil qui fait ressortir la noirceur des situations, en soulignant l'intensité. Et paradoxalement on rit beaucoup alors qu'on ne s'y attend pas.

 

L'émeraude noire de Kalissapaki

 

Prenez un décor à l'ancienne, représentant successivement l'intérieur puis l'extérieur de châteaux grâce à d'astucieux  panneaux peints mobiles, versez-y une histoire complètement farfelue, racontant un moment historique n'ayant jamais existé.

Ajoutez quelques ingrédients inattendus, gags divers, anachronismes joyeux.

Saupoudrez légèrement de musiques et pas de danse surprise...

 

Volpone ou le renard

 

Si vous voulez voir du vrai, du grand, du beau théâtre, si vous voulez sortir d'une salle de spectacle, heureux et encore tout secoué d'émotions diverses, courez voir Volpone au théâtre de la Madeleine.

Que vous soyez habitué ou néophyte, vous serez séduit tellement c'est impressionnant de perfection et jouissif au-delà des mots.

 

 

Le journal d'Anne Frank

 

Après leur triomphe dans Bronx, le duo Steve Suissa, Francis Huster récidive, avec la complicité d'Éric-Emmanuel Schmitt, avec Le journal d'Anne Frank, inspiré de l'œuvre homonyme publiée en 1947, considérée comme l'un des piliers de la littérature de la Shoah, vendu en 25 millions d'exemplaires.

 

Les menteurs

 

Si vous aimez la comédie, si vous êtes des nostalgiques  de l'émission  « Au théâtre ce soir », si vous êtes fans de Chevallier et Laspalès, courez voir « Les menteurs », vous ne serez pas déçus.

 

Jeanne au bucher

 

Jeanne entend des voix, mais lesquelles ? Jeanne tourbillonne, comme un papillon près d'une lampe. Jeanne est jugée. Elle monte au bûcher sans rien renier. Une des répliques dit : « Il n'est rien de plus beau que de mourir pour ceux qu'on aime ».

Démocratie

 

C'est un immense bonheur de découvrir une œuvre saisissante, passionnante de bout en bout, portée par des comédiens inspirés qui livrent avec un plaisir évident un texte magnifique, dense et puissant dans une mise en scène fluide, rythmée et astucieuse.

On ne voit pas passer les presque deux heures qui nous racontent cette incroyable histoire construite comme un thriller pour se terminer en tragédie.

 

La dernière bande

 

Après avoir épuisé les joies des pièces à quatre, puis à deux personnages, … l'exigeant Samuel Beckett eut une nouvelle idée : une pièce à un seul personnage ET un magnétophone. Ce sera « La dernière bande », pièce crépusculaire où se retrouvent des préoccupations comme la religion, l'amour et surtout le temps qui passe.

 

Le bonheur

 

Le très prolifique Éric Assous semble inépuisable sur le thème de l'enjeu du couple et de ses conséquences et aborde dans Le bonheur  la question du dernier amour possible à travers deux quinquagénaires a priori diamétralement opposés, mais unis par une même crainte, celle de vieillir seuls. Mais l'histoire est fertile en rebondissements, l'écriture pleine d'humour et les dialogues enlevés, dédramatisant ainsi la situation.

 

Macbeth

 

Macbeth est certainement la pièce la plus connue mais aussi la plus tragique de Shakespeare.

Il faut du courage, de la foi et de la passion – et peut-être une dose d'inconscience – pour s'attaquer à une telle œuvre où se mêlent grandeur, complots, assassinats, ambition, folie et remords, fantastique et poésie.

 

L'amour existe

 

Au début, tout semble normal ou à peu près : un homme qui a provoqué un accident de la route, est interrogé par une femme. Est-elle policière, psychologue ? Ces doutes seront levés en temps utile. L'histoire se passe en Allemagne, dans un petit village. Il est question, assez rapidement, de la vie du personnage masculin, de son ex-femme, de sa mère, également, qui habite non loin de là et qui aurait rejoint un genre de secte.

 

Le scoop

 

L'auteur et metteur en scène Marc Fayet croque avec talent trois personnages représentatifs : un ancien grand reporter, un jeune journaliste tout juste sorti de l'école,  un patron de presse manipulateur.

Deux générations, deux façons d'exercer ce métier, vont s'affronter

 

Le lien

 

Amanda Sthers, auteur du célèbre « Le vieux juif blonde » commet encore une de ces œuvres fortes et dérangeantes dont elle a le secret.

Elle nous parle ici du dernier tabou qui peut encore exister dans notre société si permissive, l'amour charnel entre un frère et une sœur.

Callas

 

Par sa voix sublime au large registre, à l'intensité dramatique inimitable et sa vie où le flamboyant le dispute au pathétique, Maria Callas a imprimé pour toujours son empreinte dans l'histoire de l'art lyrique.

Dans « Callas », Jean-Yves Picq a voulu à son tour rendre hommage à celle que Léonard Bernstein surnommait « la bible de l'opéra »

 

L'avare

 

Quel culot ! Quel culot et quel talent aussi pour oser se frotter à Molière de cette façon décapante et inventive et réussir le pari.

Mais quel plaisir pour le public que d'assister à une telle performance, les douze personnages interprétés par trois comédiens seulement avec trois caisses à roulettes en guise de décor !

 

Marilyn après tout

 

On a déjà tellement écrit sur Marylin, tourné de films, organisé de débats sur sa vie, ses problèmes, sa mort.

On a déjà tellement parlé d'elle, on l'a déjà tellement admirée, copiée, imitée sans jamais l'égaler.

Elle nous a déjà tellement émus, émerveillés, agacés parfois.

Alors que créer de neuf ? D'inattendu ? De surprenant ?

 

 

Asseyez-vous sur le canapé, j'aiguise mon couteau

 

Qu'est-ce qui peut bien se cacher derrière ce titre à rallonge ?

Pour le savoir, il suffit de se rendre Rue Frochot, dans le charmant théâtre « Le bout » aux allures de salle avignonnaise.

Et là, surprise !...

 

 

L'été en apesanteur

 

C'est une conception, une rencontre plutôt, à deux têtes que ce spectacle qu'on peut qualifier de « nouveau cirque ». D'un côté, Kitsou Dubois, chorégraphe sensible au phénomène d'apesanteur, et de l'autre, Fantazio, contrebassiste chanteur acteur.

 

Y'a de l'otage dans l'air

 

Franck Duarte signe ici sa première pièce. On l'a déjà vu, entre autres dans « Tout sur tout et son contraire » ainsi que dans « Tri(s) sélectif (s) ».

Il nous embarque cette fois dans une comédie quelque peu déjantée, où l'on  retrouve Alex, incarné par l'auteur lui même qui a aussi signé la mise en scène.

 

Ça reste en famille

 

Ayant renoncé à la scène depuis vingt ans à la mort de son mari adoré, Barbara ex-cantatrice, a dû reconvertir sa maison en gîte rural pour faire vivre sa famille. Hélas les affaires ne sont pas florissantes et les huissiers se succèdent. C'est alors que sa fille Lilou décide de lui présenter son fiancé atypique et que survient un mystérieux client...

 

Pour un oui ou pour un non

 

Comme souvent chez Nathalie Sarraute, le point de départ est infime, dérisoire : il s'agit juste d'une façon de  traîner sur un mot et d'une pause avant de finir la phrase. D'où cette brouille entre deux amis. L'explication tarde à venir. Nous sommes dans le domaine du non-dit, justement : « Ce n'est rien qu'on puisse dire ! » répète un des personnages, celui qui souffre.

 

 

Un fil à la patte

 

Même si elle a été jouée un peu partout et continue à l'être (à la Comédie Française, notamment) pourquoi ne pas reprendre « Un fil à la patte », de l'increvable Feydeau ? La compagnie Hocemo l'a fait, sous la houlette de Lise Quet, et brillamment.

 

Norma Jeane

 

Norma Jeane. Marilyn.

Marylin. Norma Jeane.

Une seule personne. Deux êtres.

Pierre Glénat, l'auteur, nous raconte le dernier mois de cette dramatique existence. Entre rêves et réalité, il nous raconte avec un talent d'écriture certain la cohabitation forcée entre ces deux personnalités à la fois semblables et si contraires.

 

Oleanna

 

Magnifique et prenant. Un vrai tour de force de deux interprètes bouleversants de force et de justesse au service d'un texte fort et puissant non dénué de pointes d'humour.

Assurément un spectacle à ne pas manquer si vous voulez éprouver émotions et frissons.

 

Dis-moi oui

 

Voilà un spectacle joyeux, rythmé, bien écrit et interprété.

L'histoire s'écarte du schéma habituel boulevardier – le couple, l'amant ou la maîtresse – dans des chassés-croisés originaux. Dans une mise en scène dynamique, les quatre comédiens évoluent avec justesse dans un très beau décor réalisé avec goût.

 

 

Chambres d'hôtes

 

Voilà encore une pièce dite de boulevard, mais du boulevard sans portes qui claquent comme le revendique le « pitch »

Et effectivement, on est loin de Feydeau, le maître du genre avec ses intrigues à rebondissements, son ironie subtile et la critique mordante de la société de son époque

 

Le plaisir

 

Éric-Gaston Lorvoire, formé par Robert Hossein et Jean-Laurent Cochet, signe ici une adaptation fidèle et pleine d'humour de l'œuvre de Claude Prosper Jolyot de Crébillon et une mise en scène ciselée, suggestive à souhait, mais jamais triviale.

13 à table

 

13 à table, pièce de Marc-Gilbert Sauvageon, a compté parmi les grands succès de la célèbre émission de télévision « Au théâtre ce soir ».

L'histoire : soir de réveillon de Noël.

Horreur : les convives se retrouvent au nombre de 13. Toute la pièce raconte les tentatives désespérées des organisateurs de la soirée pour changer ce fameux nombre en 14 ou en 12...

La foule, elle rit

 

Quand Zou, le personnage principal, entre en clown, on y croit. Il fait jaillir un univers foutraque, à la fois drôle et touchant. On s'attache à lui, on aurait envie de se laisser embarquer. Et puis voilà qu'il se met à parler, avec les mots de l'auteur, mots bien écrits, là n'est pas la question, mais auxquels il est difficile d'ajouter quoi que ce soit. Le metteur en scène Alain Batis se serait-il laissé piéger ?

La pitié dangereuse

 

Pas facile d'adapter le roman de Stefan Zweig. Elodie Menant le fait avec bonheur, élaguant avec justesse pour ne garder que le huis-clos des sentiments dans une atmosphère tendue où l'émotion va crescendo, mettant l'accent sur les rapports humains, l'influence des conventions sociales et le poids du regard des autres.

 

Sacrées mousquetaires

 

À l'évidence l''imagination n'a certes pas fait défaut à l'auteure, même si parfois on y trouve quelques facilités…Cela dit, on oublie assez vite, tant on adhère à l'histoire.

 

 

Un chien dans ma vie

 

Spectacle prometteur qui fourmille de bonnes idées mais qui demande à s'installer et à être retravaillé.

Yaacobi et Leidental

 

Les personnages errent dans le décor comme dans la vie. Ils s'enguirlandent, se jalousent, se réconcilient. Les rapports hommes femmes sont bien sûr (avec l'amitié) au centre de la pièce.

Le destin non incroyable d'une fille presque ordinaire

 

Impressionnant d'inventivité, d'imagination, de créativité. Époustouflant de virtuosité, de dynamisme, de précision. Voilà un spectacle qui ne ressemble à aucun autre, qui bouscule joyeusement tous les codes de toutes les formes de spectacle

De Gaulle Pétain La confrontation

 

Décembre 1945. Alain Houpillart, l'auteur, imagine que De Gaulle rend visite à Pétain sur l'île d'Yeu où il est assigné à résidence.

Ils vont se livrer à une véritable joute verbale, faite de bons mots et de références historiques

Le grand soir

 

Les amateurs de Boulevard seront comblés, « Le grand soir »  a tous les ingrédients  du genre: personnages hauts en couleur, action rapide, rebondissements, malentendus, grosses ficelles et répliques à l'emporte-pièce avec des jeux de mots efficaces. Mais un boulevard moderne avec maintes allusions à l'actualité.

 

La sœur du Grec

 

 

Ce spectacle joyeux d'un bout à l'autre, servi par d'excellents comédiens qui s'amusent autant que nous, est un excellent remède contre la morosité ambiante.

Le public est ravi et en redemande.Courez-y!

Les larmes amères de Petra von Kant

 

L'action se passe dans une chambre-atelier de mode, d'une sensualité glacée très germanique, imaginée par la bien connue Audrey Vuong et c'est la célèbre costumière Aurore Popineau qui a créé les élégantes toilettes colorées qui mettent en valeur la silhouette gracile de Maruschka Detmers.

Tour de piste

 

Il était une fois un homme …

C'est l'histoire de sa vie, de l'enfance à la mort et même un peu après. De tous ces moments, ces petits riens et ces grandes causes, ces lâchetés et ces erreurs, ces bonheurs trompe-l'œil, ces amours déçus … Une vie qui passe, ou qu'il regarde passer.

Manoir sous haute tension sur l'île de Man

 

Dans un huis clos pesant bien servi par les personnages parfaitement typés, l'histoire se déroule de rebondissements en rebondissements, faisant irrésistiblement penser à un film d'Hitchcock, auquel l'auteur, Katia Verba a adressé de nombreux clins d'œil, ne serait-ce que par les prénoms des héroïnes Kate et Marnie et le titre référence à « L'homme de Man. »

Incendies

 

Durant plus de trois heures, le spectateur reçoit de plein fouet cette violence qui surgit de l'histoire de Nawal, entremêlée à celle de ce pays ravagé par la guerre dont on comprend qu'il s'agit du Liban, même si l'auteur parle d'une guerre de cent ans, voulant lui donner une portée plus universelle. Chaque scène est ponctuée d'un coup de gong sonore qui ajoute à la violence des événements racontés.

Love

 

Suite à un traumatisme, le brillant et prometteur Harry est au bout du rouleau. Il s'est clochardisé et n'aspire plus qu'à se jeter du haut d'un pont. Survient un cadre dynamique, Milt, qui reconnaît là un de ses anciens condisciples. Confessions, confidences : la vie de Milt s'avère elle aussi compliquée. Il n'aime plus Hélène, mais elle refuse le divorce.

 

Des arbres à abattre

 

L'adaptation est fort bien menée. Il y a le roman et plus que le roman. Les mots de Bernhardt et son ambiance plombée (ce n'est pas peu dire), ses fulgurances, également. Le narrateur se promet de « disséquer » les Auersburger au cours de la soirée.

 

Hop là !

 

Frédéric d'Elia, metteur en scène, a eu la bonne idée de lier trois courtes pièces de Guitry pour nous présenter un raccourci de la vie de couple : le début de l'histoire, dans « Une lettre bien tapée », les amants dans « Un homme d'hier et d'aujourd'hui », et enfin la séparation dans « Un type dans le genre de Napoléon ».

La belle vie

 

Les comédiens sont parfaitement à l'aise, avec un jeu dynamique et enlevé.

Comme le pitch et l'affiche ne le laissent pas entendre, et c'est dommage, voilà un spectacle intelligent et d'une grande force comique, où on ne s'ennuie pas un seul instant et où on rit beaucoup.

Meilleurs vœux

 

Carole Greep avait déjà écrit « J'aime beaucoup ce que vous faites », gros succès théâtral depuis 2003.

Elle récidive avec Meilleurs vœux, également une comédie quoique dans un ton un peu plus doux amer, où l'on retrouve la comédienne Juliette Galoisy.

Un homme envoie un message à une certaine Sandrine le soir du nouvel an. Il lui dit qu'il l'aime et a certaines révélations à lui faire avant de se suicider...

Joyeux deuil

 

 

On rit beaucoup grâce aussi à la mise en scène très rythmée de Bernard Bourdeau.

Plus profond qu'il n'en a l'air au premier abord, ce spectacle  sans prétention mais intelligemment  divertissant, bien écrit et bien interprété, permet de passer une très bonne soirée.

Dracula, l'humour plus fort que la mort

 

Comme l'indique le titre, les joyeux compères de la compagnie The last baguette ont concocté un spectacle-parodie du célèbre comte Dracula.

Balthazar Gaullier, auteur et metteur en scène, s'est emparé de l'œuvre de Bram Stoker et l'a joyeusement passé à la moulinette de l'humour.

 

 

Hernani

 

Avec des moyens plus que modestes, où un placard devient le cercueil de Charlemagne et un simple tapis rouge le symbole d'un château, les comédiens, mis en scène par une Margaux Eskenazi jeune et inspirée, ont véritablement transcendé leurs rôles et nous ont emmenés sans aucun artifice chez les Grands d'Espagne, livrant là une véritable performance .

Politiquement Schtroumpf

 

D'après l'auteur, cette œuvre si populaire du dessinateur belge Peyo, est plus complexe qu'elle n'en a l'air. Elle aurait tout un arrière-plan farci de relents xénophobes, voire racistes. Gros succès de 2011, au point que le livre était épuisé. L'idée est venue de le porter sur scène. Pourquoi pas ?

 

Betty Colls

 

C'est la loufoquerie pure qui règle les jeux et pérégrinations des personnages. Loufoquerie soutenue de belle manière par un langage vif, plein de coq à l'âne, d'envolées lyriques « pour rire », proférées comme si la vie de chacun en dépendait. Et elle en dépend : ce nouveau romantisme, qui finira mal d'ailleurs, surfe sur une vague peu exploitée au théâtre

Maison de repos

 

 

Dans cette maison de repos où ils ont tous deux échoué, Marion peint et fait de la danse, Tony jardine et aimerait bien cultiver du haschich...

Les montagnes russes

 

L'action se déroule dans un salon de style néoclassique pseudo art déco, où un homme mûr, mais encore séduisant, profite des vacances de son épouse avec leur fils, pour tester sa séduction et tenter une aventure amoureuse avec une ravissante jeune femme. Jusque-là, rien de très original, mais l'intrigue réserve une succession de rebondissements qui nous  tiennent en haleine jusqu'au coup de théâtre final

 

Tokyo Bar

 

Spectacle rare à ne pas manquer, tant l'excellence s'y conjugue au pluriel, pour le plus grand plaisir d'un public qui ne s'y trompe pas.

 

 

Les travaux et les jours

 

L'action se déroule au Service Après-Ventes de la société Cosson, entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de moulins à café, la qualité française emblématique du made in France au temps de Giscard, de la loi Veil, des DS Citroën, de Plastic Bertrand, de Procol Harum (illustrations musicales du spectacle), des 40 heures de travail par semaine et de la libération des mœurs.

 

En attendant le feu d'artifice

 

Imaginez une troupe de sept comédiens et comédiennes. Ils sont brillants et enthousiastes. Ils sortent d'un cours, ont envie de jouer (ce qui est bien normal). Ils se décident pour du Karl Valentin, farceur politique du début du XXème siècle. Ce Valentin triompha avec des saynètes bouffonnes qu'il jouait dans les cabarets berlinois

 

Le fils

 

Jon Fosse, auteur né en 1959 est marqué par son pays, par ces terres glacées, ces nuits qui tombent vite, ces personnages « taiseux » qui se nourrissent de silence et poussent devant eux quelques phrases, comme pour occuper l'espace. À moins que ce ne soit pour lutter contre une déprime toujours proche.

 

Complètement givrées

 

De prime abord, le titre, d'ores et déjà,  fleure bon le sorbet à la pêche, impression rehaussée par un décor dont les atouts principaux sont le faux minimalisme et la couleur. Immédiatement, les spectateurs sont entraînés dans une lessive endiablée, menée tambour battant par trois comédiennes qui vont laver leur linge sale amical à mains nues.

 

Pour quelques centimètres de neige

 

Révélations, quiproquos, dialogues tantôt à l'emporte-pièce, tantôt plus nuancés permettent aux comédiens de passer et nous faire passer du rire à l'émotion tout le long de cette comédie qui s'inscrit dans la tradition anglo-saxonne d'un Alan Ayckbourn

 

La dame d'Ithaque

 

 

Cette pièce dans la lignée du théâtre d'art et d'essai, servie par de bons comédiens, chaleureusement applaudis, plaira à un public ciblé qui ne manquera pas d'établir un parallèle entre cette figure de la mythologie et certaines femmes de notre époque.

 

Me too, I am Catherine Deneuve

 

 

Pris dans leurs délires, les protagonistes vont jusqu'au bout de leur folie et les comédiens sont absolument parfaits, débordant d'énergie, justes dans leur jeu, investissant leurs personnages avec une authenticité remarquable.

 

Les onze mille verges

 

 

Le décalage entre les situations d'une extrême cruauté et la verve jubilatoire du texte, de l'interprétation et de la mise en scène crée un spectacle d'une grande drôlerie et d'une force comique surprenante, qui est cependant réservé à un public averti et d'une grande ouverture d'esprit.

 

Peggy Guggenheim - Femme face à son miroir

 

Cette femme de caractère, inspira tout naturellement de nombreux auteurs, entre autres, l'américain Lanie Robertson dont la pièce "Woman before a glass" connu le succès à Broadway en 2005. Son adaptation truculente par Michael Stampe, habitué des grands textes, "Femme face à son miroir", sera créée en 2011 au théâtre de la Huchette, puis repris au festival d'Avignon.

"Y'en a que ça emmerde qu'il y a des gens de Courbevoie...?"

 

À voir, tout d'abord pour la performance de comédien de Stanislas de la Tousche, qui n'incarne pas, mais est Céline, jusqu'à en troubler. Les inconditionnels de l'écrivain atypique se réjouiront, ceux qui le connaissent peu, trouveront ici une occasion incontournable de l'approcher et chaque spectateur sera interpellé par le discours.

 

Pouic Pouic

 

 

Pendant deux heures, menées à un train d'enfer, sans aucun temps mort, les situations cocasses et les répliques à l'emporte-pièce vont s'enchaîner pour le plus grand plaisir des spectateurs.

On rit beaucoup grâce au talent des comédiens.

Nulle part mais quand

 

Étrange spectacle que celui donné au Théâtre des Enfants Terribles (ex-théâtre des Songes, pour ceux qui se souviennent) : il s'agit en effet d'un mélange de morceaux filmés (et projetés) et de scènes jouées par les mêmes comédiens. On ne voit pas très bien, au début, où cela veut en venir.

Quatrevingt-treize

 

Dans cette adaptation de Gogefroy Ségal, on retrouve tout cet esprit. Loin de tomber dans le piège d'une impossible reconstitution, il a pris le parti de la simplicité.

Cinq interprètes vont tour à tour narrer le texte même de Victor Hugo, judicieusement élagué, et interpréter les différents personnages en reprenant les nombreux dialogues qui émaillent le récit d'origine.

Ceux de Malevil

 

 

C'est toujours un exercice périlleux d'adapter un roman au théâtre, le premier multipliant souvent les personnages et n'offrant aucune limite d'espace ni de temps.

Jérôme Dalotel, avec l'autorisation d'Olivier Merle, fils de l'écrivain, s'y est attelé et signe également la mise en scène de cette version du célèbre Malevil

La promesse de l'aube

 

Bruno Abraham-Kremer, directeur, fondateur du "Théâtre de l'invisible", comédien et metteur en scène à la carrière constante et de qualité, habitué des "seul en scène", réussit ici la performance de nous tenir en haleine pendant 1h45, nous entraînant dans l'histoire d'amour et de vie de celui qu'il considère de par ses origines, comme "son frère d'arme".

Dracula mon histoire

 

Sur le thème si souvent traité de Dracula, les serviteurs  de ce dernier interprétés par les deux compères  Bernard Gabayet Adriano Sinivia racontent l'histoire de leur maître, jouant tous les personnages successivement.

Dans la tradition des duettistes, ils vont accumuler les maladresses, les disputes, les antagonismes dans une histoire complètement abracadabrante au rythme effréné.

 

Antigone de Sophocle

 

Olivier Broda, metteur en scène, livre une nouvelle version de l'héroïne tragique par excellence, Antigone, celle qui représente pour l'éternité la rébellion, la résistance à l'ordre établi.

Porte de Montreuil

 

Dans la tradition des duos comiques, Laurel et Hardy de notre pays et de notre époque, ils se posent des questions invraisemblables et y apportent des réponses tout aussi invraisemblables, déclenchant à chaque réplique les rires du public.

Sur des thèmes variés et très banals, ils mènent leur conversation avec naturel, créant des raccourcis on ne peut plus comiques,

 

4.48 Psychose

 

4.48 Psychose (4.48 Psychosis) est une œuvre à part. Il faut savoir, afin de mieux ressentir encore le texte, que c'est le dernier écrit de l'auteur, terminé quelques jours avant sa disparition. Elle a été montée pour la première fois à Londres le 23 Juin 2000, un an et demi après son suicide. Elle venait d'avoir 28 ans.

 

 

Le journal d'un fou

 

Dans une pénombre sinistre, un personnage tout aussi sombre entre : il porte une boite à la main d'où il tirera successivement un violon puis des haillons. L'homme parait tourmenté, en proie à des sortes d'hallucinations.'

 

Volpone

 

En son temps, (XVIIème siècle), Ben Johson était aussi connu que Shakespeare, son ami et rival.

Il a écrit ce Volpone que nous donne à voir le si joli théâtre du Ranelagh dans une adaptation de Jean Collette et Toni Cecchinato.

Alfred Le Renard, Céline Sorin, assistés deYannick Rosset en livrent ici une mise en scène tout à fait réjouissante.

 

Platonov mais...

 

C'est un spectacle superbe et étonnant que nous donne à voir « Le théâtre à cru ».

C'est d'une beauté et d'une intensité absolues, du grand et magnifique théâtre, de la belle ouvrage comme on dit.

 

Plein la vue

 

Pour passer un bon moment sans se prendre la tête, rien de tel qu'un bon vaudeville.

Si le thème de « Plein la vue » ne met pas en scène les quiproquos habituels entre amants et conjoints, il en utilise les ingrédients, répliques qui font mouche, rythme soutenu et surtout jeu efficace des comédiens.

 

2011

Tout est normal mon cœur scintille

Tout est Normal mon Cœur Scintille » nous fait passer un pur moment de drôlerie, de poésie, de vérité mais cette création de Gamblin est aussi tout à fait bouleversante. Conversation unique qu'il a réussie à merveille de part les émotions que celle-ci nous procure.

2010