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Francis Lalanne a de l’âme!…
L’humour au bord des lèvres, l’âme fleurie de son univers charnel et poétique, Francis Lalanne fait son entrée en scène. Le public et un de ses maîtres et ami Jean Luc Moreau l’attendent. Il est accompagné de sa talentueuse complice et pianiste Caroline Gaudfrin, avec laquelle il se chamaille joyeusement tout en lui impulsant ses directives comme lors d’une couturière, sorte de filage de dernière minute où tout aléa peut encore surgir ! Il nous cite Jean Richepin
avec aisance introduisant ainsi auprès des spectateurs une écoute presque religieuse…Ses morceaux choisis sont plein d’amour et de verve – tels « Les glycines » de Serge Lama qu’il interprète magistralement.
Un vent de passion gagne alors la salle… Et les rêveries de Francis ne sont pas que solitaires ! Le bijou ici est un inédit « Le tango du suicidaire », que l’artiste nous confie avoir écrit un soir de bar avec son pote Serge Gainsbourg. C’est plein d’audace, de dérision et de trouvailles poétiques au point que chacun se demande si ce ne serait pas là aussi un titre inconnu issu du répertoire de Serge Reggiani ou de Léo Ferré qu’il chante ce soir là par ailleurs!
Francis Lalanne est bel et bien un grand artiste aussi très bon acteur, d’une sincérité et d’une générosité peu communes : son monde, c’est la poésie, la scène, le public.
Nous sommes tous conquis lorsque Francis sonne la fin du spectacle toujours accompagné de sa majestueuse et gracieuse partenaire fine et juste, une belle artiste en devenir. En une apothéose finale, tous deux nous offrent un triptyque en trois mouvements issu des titres de Brel, Bécaud et Gainsbourg. C’est la fin du spectacle mais le public reste les yeux rivés sur la scène alors que Francis et sa muse les saluent avec simplicité… Personne dans la salle ne veut
et ne peut partir… On appelle Francis alors pour revenir chanter aussi ses tubes mythiques « La Maison du bonheur » ou encore cette inoubliable belle chanson issue de la bande originale du film « Le passage ». Notons que son tube est juste entonné instrumentalement au début du spectacle par son ami saxophoniste Henri et la très douée arrangeuse de ses titres, Hélène Philippe Gérard, excellente pianiste aussi… Oui, cet opus « Ouvrir son cœur » au nom bien inspiré est une vraie et belle offrande.
Monsieur Lalanne, nous vous remercions de nous faire partager ici encore vos coups de cœur voire vos rages mais aussi votre éternelle quête d’impossible idéal comme l’illustre ce titre magnifique « Que la vie est triste » que vous avez écrit et que nous découvrons ravis .Oui monsieur Lalanne, que la vie est triste mais votre âme de poète est vivante, vibrante même …
Merci et chapeau l’artiste !...
Ce spectacle est en prolongation pour de nouvelles dates non connues encore mais pour cet automne alors guettez vite son actualité !
Safia Bouadan
www.mediastoremusic.com
http://www.francislalanne.com
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