QUINCE, Chiara Di BARI, Laurent BAN

 

  

Interview  croisée de Quince, Chiara Di Bari et Laurent Bàn -aussi traducteurs -, réalisée pour le spectacle musical Marlène D, fait et traduit le 8 juillet au 20è Théâtre .

 

Regarts : Bonjour Quince, bonjour  Chiara et Laurent !

Quince, Chiara et Laurent : Bonjour Safia !

R : Quince, depuis combien de temps, incarnes-tu la grande actrice Marlène D ?

Q : Huit ans

R : Comment est née l’idée d’incarner ce personnage mythique Marlène Dietrich ?

Q : Je suis arrivé à ce travail tout doucement car au début, je pensais à une femme. Mais après, j’ai pensé que grâce à l’ambigüité de Marlène, un homme pouvait l’incarner sur scène car elle avait plusieurs facettes .Cela pouvait justement donner une vision plus critique.

R : En effet, sur scène, on voit une sorte de schizophrénie entre l’acteur que tu es et qui joue Marlène D, et le conteur dont le personnage-un gigolo ?-  s’exprime à la fin ?

Q : Oui, en effet. Le personnage évoqué à la fin est en fait un admirateur qui la suit toute sa vie, car cet homme a eu la chance de la rencontrer un jour d’une façon très étrange.

R : Sur la scène, c’est comme un drame intime qui se joue entre mythe et vie, entre star system et solitude ?

Q : Je pense que tous les personnages mythiques qui sont des icones restent seuls à la fin de leur vie. Ils sont tous concentrés sur leur propre destin, leur propre mythe, sur le personnage qui se crée par exemple autour de Marlène. Dans les quinze dernières années de sa vie, elle a coupé toute relation avec ses amis et elle est restée toute seule chez elle.

R : Elle était malade, elle avait ses problèmes cardiovasculaires ?

L : Oui et surtout elle ne voulait qu’on la voie diminuée. Elle voulait qu’on la voie toujours jeune et dans l’esprit du mythe.

Q : Elle a voulu garder l’image de la jeunesse.

L : Elle a voulu couper sa vie réelle, humaine pour garder l’image du mythe.

R : Dans la première partie de ce spectacle, Marlène est vue avec toutes ses manies qui sont limite inhumaines vis à vis de tout son personnel, de la secrétaire… Est- ce un trait exagéré de la mise en scène ou est ce que c’est toi qui l’a vue ainsi à travers ce que tu connais de Marlène Dietrich ?

Q : Tout ce que je dis dans le spectacle est vrai : les trois salles de bains, le parcours fléché. Elle parlait vraiment comme cela avec les gens, comme une diva, mais aussi par nécessité, car ses jambes valaient plusieurs millions de dollars et elles étaient assurées. Du fait de son problème de santé, il ne fallait pas qu’il y ait un problème. Elle était en effet très capricieuse et elle ne voulait pas qu’on sache qu’elle était malade, qu’on connaisse ses problèmes de circulation.

L : Elle disait « Attention mes jambes valent très chères parce que je suis une star » …mais en fait, tout ça, c’était parce qu’elle souffrait.

R : Comment s’est fait le choix des tableaux, leur sélection à la fois esthétique et dramatique, ou celui de l’écriture et de la mise ne scène ?

Q : Je voulais vraiment que dés le début, on voit que c’était une femme et que ce soit vraiment Marlène. Je ne voulais pas faire d’allusion au fait que c’est un homme qui jouait le rôle. A partir du moment où Quince, le personnage apparaît, on comprend clairement que c’est un homme qui joue ce rôle.

R : Peux tu me parler de la rencontre avec ce milieu du théâtre et du music Hall ?

Q : J’ai fait l’Ecole Académique du Théâtre en Italie et j’ai joué des rôles classiques toujours mélangés avec le côté musical, toujours liés avec le théâtre et le chant.

R : As-tu été conseillé pour ce rôle de Marlène D, as-tu eu un maître, un professeur ?

Q : Non. J’avais un rapport très intime avec Marlène comme si elle était une personne de ma famille.

R : L’as-tu rencontrée de ton vivant ?

Q : Non-rires- Je ne l’ai jamais vue sur scène non plus.

R : Tu as vu tous ses films ?

Q : Oui, je suis un collectionneur de tout ce qui touche la vie de Marlène: les livres, les films, les autographes, les magazines.. .

R : Laurent, comment es tu rentré dans la vie de Marlène D ?

L : Je connaissais comme tout le monde certains films comme L’Ange Bleu, mais je ne connaissais pas le personnage, son parcours…Le fait qu’elle ait eu un tel impact sur le vingtième siècle. Tout le monde est lié à Marlène.

R : N’est ce pas parce qu’elle est liée à la guerre ?

L : Oui, elle a traversé les guerres. Elle a rencontré des artistes, des personnalités politiques ou des sportifs. Elle a croisé le destin de tout le monde du début du siècle dernier aux années 1990.

R : Elle est morte le 6 mai 1992 ?

L : Oui et du coup, j’ai découvert ce personnage à travers ce spectacle. Je suis curieux de nature et j’adore découvrir des choses comme ça .Et en fait, la raison pour laquelle je suis rentré dans ce projet est liée au fait que Chiara connaissait Quince en Italie. A une époque, j’avais joué en Italie pendant un an  « Il conte di Monte Cristo », une comédie musicale là bas. J’avais adapté ce spectacle pour l’Asie où j’avais des contacts. Je l’avais fait en langue française et c’est tombé à l’eau car il y a eu des problèmes entre le compositeur et l’auteur. Je me suis retrouvé avec une envie d’adapter des choses, d’écrire et du coup, je suis partie sur un autre projet : celui d’un film à mettre en scène, à mettre en version musicale. J’ai rencontré un problème de droit …Aussi, de fil en aiguille, on s’est mis à chercher de beaux spectacles à adapter car Chiara est italienne et cette histoire est intéressante. Au départ, on est parti tous les deux, sur l’adaptation de la nouvelle de Mark Twain, «  Le journal d’Adam et Eve ». En fait, Quince avait déjà fait une première adaptation de ces deux nouvelles « Le journal d’Adam » et « Le journal d’Eve ». Donc, on a travaillé là-dessus avec Chiara et on a commencé à écrire la version en français. Il se trouve que Le Lucernaire cherchait un spectacle mais je n’avais pas le temps de finaliser Le journal d’Adam et Eve. Je me demandais ce que je pourrais faire pour présenter un spectacle de suite. Chiara m’a dit alors que Quince avait ce spectacle Marlène D, en me proposant de le lire en version italienne. Je l’ai lu et j’ai trouvé cela vraiment émouvant et j’ai dit ok, banco, on y va. J’ai envoyé le DVD au Lucernaire et ils ont adoré. On a mis un mois pour le monter ne langue française. C’était la première création en France et c’est une chose que Quince voulait faire depuis longtemps !

R : Marlène D est donc ton premier travail d’adaptation en langue française ?

L : Oui

R : Comment as-tu procédé, comment as-tu eu cette connaissance linguistique ?

L : Déjà, j’ai travaillé avec Alfredo Arias en 2001 sur un spectacle qui s’appelait « Les peines de cœur d’une chatte française » qui a été joué aussi en Italie. Je suis parti deux ans en tournée en France et Italie et j’ai appris l’italien avec ce spectacle. J’ai connu Chiara et je suis reparti pendant un an pour travailler dans un milieu italien, avec des italiens et la langue est devenue familière pour moi. Donc Chiara m’a aidé pour la traduction littérale parce qu’il faut que tout soit traduit clairement et à partir de là, il a fallu l’adapter, car il faut apporter les valeurs de la culture de la langue dans laquelle tu vas traduire. Tout simplement, on rencontre le problème de la structure de phrase qui ne marche pas. Par exemple, en italien, on utilise beaucoup de superlatifs, beaucoup d’adjectifs qui sont accumulés pour dire une idée. En français, on a cette chance de pouvoir avoir des mots très précis pour exprimer une idée. Ce qui fait que l’impression qu’on a en italien à chaque fois quand ça parle, c’est que ça parle à toute vitesse. En une phrase, on peut réduire en simples mots. Pour Marlène D, il a fallu donc créer un langage moins riche, justement pour le réduire le plus directement aux idées car Quince, de plus, ne parlait pas un mot de français.

R : Comment s’est faite la troisième étape afin que Quince puisse exprimer cette pièce adaptée de l’italien en français ?

L : Il y a beaucoup de références à la France et c’est drôle car les deux versions sont différentes à ce niveau là. Il y a beaucoup de rapport à l’Italie dans la version italienne et vice versa, même dans les choix concernant les symboles...Je lui a i envoyé par MP3, le texte avec le guide de ma voix, pour qu’il se le mette en bouche. Cela a duré un mois, il s’est écouté tout ça. Je lui envoyais par bribes, chaque fois que j’écrivais un paragraphe, il l’apprenait par cœur pour avoir l’articulation. Ensuite, je suis parti à Rome pendant un mois pour le faire travailler tous les jours avec Chiara. C’était très difficile car il y a plein de choses qui sont très subtiles, surtout l’accent, chaque mot a un accent alors qu’en France, l’accent est sur la phrase. Son articulation va donner une idée précise. Alors que là bas, chaque mot a son importance et si tu fais ça en français, cela joue faux tout de suite.

R : Andrea Calvani est ton pianiste avais tu déjà travaillé avec lui avant ?

Q : Non, j’ai commencé avec lui pour Marlène .Pour lui, c’est Burt Baccara, en fait, il interprète son rôle dans l’histoire.

L : Burt qui est un auteur compositeur de l’époque qui depuis a fait beaucoup de standards et qui est un génie de composition en l’occurrence et d’interprétation.

R : Et pour le metteur en scène Riccardo Castagnari, comment s’est faite cette rencontre ?

Q : J’ai un secret à révéler après huit ans, je l’ai révélé à la télévision italienne.

L : En fait, Quince a beaucoup de succès en Italie et il n’avait jamais révélé ce secret jusqu’à il y a quelques mois.

R : Peux tu le révéler aujourd’hui ?

Q : Oui, car Riccardo Castagnari et Quince sont la même personne.

Quince est un intermédiaire entre Riccardo Castagnari et Marlène mais en fait, c’est un personnage que j’ai créé de toute pièce et qui est devenu un peu la star.

L : En Italie, les gens disent Quince joue Marlène. C’est devenu une autre icone. Là bas, il y a beaucoup d’évènements promotionnels qui se font autour de Quince, alors qu’en France, Quince est moins connu .Ce n’est pas Riccardo et Marlène mais Quince qui devient un centre d’attraction et ça c’est drôle.

R : Chiara, merci d’être revenue parmi nous .Peux tu nous dire comment s’est faite cette rencontre avec Quince ?

C : Cette rencontre a été très forte mais dés que je l’ai vu, j’ai senti quelque chose et pourtant on ne se connaissait pas ! Je l’ai connu car il faisait un spectacle avec une amie qui s’appelait « Le journal d’Adam et Eve ».

L : C’est drôle !

C : Là, c’était juste pour dire, j’ai senti quelque chose de personnel et d’émotionnel par rapport à lui comme personne. Si tu veux, oui, Le journal d’Adam et Eve est un spectacle que j’ai adoré et c’est la raison pour laquelle j’ai proposé à Laurent une version pour la France. J’ai connu l’homme et l’artiste et c’est quelqu’un qui m’a touché vraiment beaucoup. Donc, on a parlé du fait que  j’aimais Adam et Eve, et lui m’a dit qu’il avait un autre spectacle qui s’appelait Marlène D. Donc, je l’ai vu et cela m’a choquée, bouleversée…Je ne peux même pas expliquer car Marlène D était quelqu’un que je connaissais en tant que diva très importante de notre siècle mais je ne la connaissais pas vraiment à fond. Je connaissais quelques mélodies, L’Ange bleue… mais je ne connaissais pas vraiment le personnage. Et là, j’ai fait une super découverte !

R : On retrouve dans l’aspect esthétique de Marlène D, une dimension cinématographique beaucoup plus illustrée qu’au Lucernaire où j’avais découvert aussi ce spectacle.

Q : Oui. Pour Paris, j’avais transformé et c’était voulu de le faire d’une façon cinématographique et là après Paris, je l’ai retransformé pour le faire définitivement dans cette version, en lui donnant cette touche. Maintenant, je fais la version française même en Italie.

R : Le public est aussi en quelque sorte  ignorant, car il ne connait que ce que les médias veulent rapporter ou certaines œuvres de et sur Marlène Dietrich. En France qui plus est, il faut éduquer le public à cette expressivité forte de l’émotion qui transparait parfois dans le spectacle, ce qui n’est pas le cas pour l’Italie où les états d’âme se montrent et sont exprimés dans le jeu naturel au quotidien. Comment se crée alors l’histoire d’amour entre toi et le public, et que veux tu que le public retienne de Marlène D ?

Q : La phrase clé pour moi du spectacle est : « Je l’avais tant aimé que je finis par devenir elle ».Je crois que le public reste accroché au personnage de Marlène après le spectacle car justement, je l’aime tellement. J’ai cherché les épisodes qui pouvaient mettre plus en évidence son humanité, sa personnalité.

R : C’est un acte d’amour en somme ?

-rires-

L : Je rajoute en plus que Marlène D était très proche de la France. Il y a tout un épisode où elle parle de la Madeleine où elle voulait être enterrée. Elle avait beaucoup d’histoire d’amour en France qui était pour elle le lieu mythique où elle voulait vraiment vivre et mourir. Du coup pour Quince, c’est aussi une grande opportunité, un vrai plaisir et une chance de venir défendre Marlène D en France.

Q : En écrivant le spectacle, j’ai toujours pensé à Paris.

R : D’ailleurs tu l’évoques quand tu dis que Paris est la plus belle ville au monde et on entend un rire dans la salle à ce moment là ?

L et C : Oui

L : Car on ne sait pas si on veut brosser dans le sens du poil alors que c’est vraiment sincère !

C : Quince ne trouve pas qu’il y a des tabous par rapport aux autres pays où il a joué…

Q : Hier c’était la première, alors c’est normal, la réaction de surprise du public !

L : Ce qui est important aussi de souligner ici c’est que ce n’est pas un spectacle d’un homme travesti mais bien le spectacle d’un acteur qui interprète le rôle d’une femme dans une vraie composition dramatique, une vraie performance d’acteur. A aucun moment, le trait est exagéré au point qu’il pourrait faire penser à une caricature.

C : Cela reprend le concept de l’actor Queen, qui existait sous Shakespeare. L’homme interprétait le rôle de femme.

L : Elizabethain…En France, on a une vraie culture autour du travestissement avec Pigalle… Beaucoup d’artistes travestis sont donc connus. En Italie non.

C : En Italie, on n’a pas eu ce problème, cela n’existe pas beaucoup, donc il n’y a pas d’ambigüité, de rapprochement par rapport à ça.

R : Que veux tu que le public retienne du personnage de Marlène D? La star que notre génération n’a jamais connue, la femme engagée dans les conflits armés, l’amante ou la femme-pathos, souffrante et seule.

Q : Je voudrais qu’il se souvienne de tout. Chacun de nous est plusieurs choses et n’être nommé que pour une de ces choses est réducteur. J’aimerais qu’on se rappelle de Marlène avec sa fourrure blanche mais qu’avant de rentrer sur scène, c’était elle qui nettoyait le parterre de la scène.

R : Ce tableau où on te voit laver le sol avec la serpillère habillé en fourreau est- il vrai ou est-ce un épisode bouffon ?

Q : Non, elle le faisait ! C’est extraordinaire de la part de cette diva. Cette femme part à la guerre apparemment pour suivre Gabin, mais après, elle reste trois ans sur les fronts les plus dangereux car ce sont ceux où il y avait le plus de bombardements.

R : Et elle n’a pas eu l’Oscar, alors qu’elle est devenue une star mythique comme Maryline ou Greta Garbo.

Q : La seule nomination a été pour « Témoin à charge » de Billy Wilder car elle interprète un double rôle et il ne fallait pas le savoir, et en effet, on ne la reconnait pas du tout. Un documentaire sur le nazisme a gagné l’Oscar BlackFox où elle faisait le commentaire.

R : Nous allons parler maintenant de l’actualité de Marlène D, de ce qui est envisagé, une édition du livret adapté par exemple?

L : En fait, le Dvd de la pièce est déjà en vente édité par L’Harmattan et diffusé aussi au Lucernaire, pour le texte, je ne sais pas. Ensuite Quince repart en tournée en Italie, mais il a joué aussi Marlène D ’Amérique du Sud en version espagnole. Actuellement, on travaille avec Chiara sur le journal d’Adam et Eve : on a fait pas mal de lecture, on l’a fait à Lourdes et on envisage une lecture au foyer du Trianon en août.

R : Pouvez vous nous parler de l’histoire ?

L : Mark Twain avait un rapport particulier avec la religion, pas forcément dans le sens du poil –rires- La version faite par Quince en Italie était très « années trente » avec un chapeau haut de forme, ses partenaires étaient aussi habillés comme ça.

C : Oui, avec des robes de soirée et c’était accompagné par des musiques de Gershwin.

L : Dans notre version, nous sommes partis, non sur l’aspect littéral mais sur une version plus proche de nous, plus moderne. C’est à dire dans le cas de Quince, il se l’est appropriée pour lui et ses partenaires, alors que de notre côté, on a trouvé aussi des similitudes avec nous dans cette oeuvre Adam et Eve. J‘ai aussi rajouté des créations musicales en partie que j’ai faites, textes et musique. J’ai demandé à Hervé Devolder d’en faire une, à Stéphane Corbin d’en faire deux et à Didier Begon, quelques une aussi. C’est très frais, cela marche bien et c’est très positif, très drôle avec une pointe d’émotion.

C : En fait, on voit sur scène un homme et une femme : la première femme et le premier homme, avec leurs particularités, leurs différences et leurs complémentarités, qu’on retrouve dans notre vie de maintenant au 21è siècle.

R : En fait les rapports n’ont pas changé ?

L et C : Voilà !

Q : Dans ma version, Je joue Adam et Elisabetta De Palo joue Eve.

L : C’est complètement autre chose par rapport à Marlène, car il est très macho, très viril dans ce rôle là.

R : Oui, on ne le reconnait pas. En tout cas, bravo pour la transformation, la voix, le sensible, le féminin, en plus celui d’une star. C’est un pari très difficile à gagner d’incarner une star aussi belle et inaccessible que Marlène D quand on est l’homme que je vois là en face de moi.

-Rires-

R : Chiara , tu es aussi chanteuse et actrice, peux tu nous parler de tes prochains rôles ?

C : Je vais certainement jouer La petite Sirène la comédie musicale de Christian Schittelheim. Je vais rentrer en Italie pour reprendre pour 80 dates, la Strada de Fellini où je joue le rôle de Samantha, la fille du cirque. Plus un projet très bien parti avec Serge Tapiermann. Je vais certainement commencer à enregistrer mon album aussi. Laurent a écrit certaines chansons, texte et musique que j’aime beaucoup.

R : Dans quel style ?

C : Cela reste dans un style « Chiara »,-rires- en français, en italien ou en anglais mais je ne peux pas faire de rapprochement dans un genre ou un autre. J’ai un producteur qui s’est proposé de produire l’album et je te tiendrai au courant !-rires-

R : Merci à tous les trois, bravo ! Et Belle route à tous et à Marlène D !

L, C et Q : Merci !

Propos recueillis par Safia Bouadan

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