Valérie MASSET et  Valery RODRIGUEZ

 

             

INTERVIEW de Valérie Masset et de Valery Rodriguez créateur de Swinging Life, réalisé au foyer du Trianon le 21 mai.

 

REGARTS : Bonjour Valérie Masset, Valery Rodriguez. Merci d’être présents pour cet interview et d’accepter de nous parler de ce spectacle dynamique et original Swinging Life, un genre musical que l’on voit rarement en France. Il évoque une époque révolue maintenant, celle de l’entre deux guerres jusqu’aux années 70, et il dépeint les sensibilités culturelles et musicales noires américaines. Alors Valéry, peux tu nous expliquer ton  choix de ce type de création ?

VALERY: En fait, à la base, j’ai passé quatre ans en Angleterre et j’ai étudié le chant, la danse et le théâtre musical à Londres au London Studio Center, qui se trouve tout prêt de King Cross. J’ai eu le coup de foudre pour le jazz en particulier et j’ai commencé à m’intéresser à cette culture musicale. J’ai fait mes petites recherches et je me suis aperçu qu’aux Etats Unis, il existait beaucoup de créations de ce type et je suis tombé amoureux de ce genre musical là! Quand je suis rentré en France en 2001, je voulais faire une école de jazz afin de perfectionner  ma formation en piano que j’avais faite au conservatoire de musique de Toulouse. Mais j’ai vu qu’ici on ne connaissait pas ce genre de théâtre musical. Ce que l’on appelle en France comme cela correspond plus à du spectacle musical, avec des chansons de variétés, et souvent c’est suivi d’une stratégie de vente de disques. Je respecte tous les genres, mais j’avais une frustration, un manque quelque part. Je suis  aussi plus interprète.

REGARTS : Vous êtes par ailleurs le seul artiste de type européen de la troupe.

VALERY: Oui. Je ne vois pas les couleurs ! En fait, nous étions tous interprètes sur Le Roi Lion et nous avions envie de vivre quelque chose ensemble… J’avais déjà organisé un petit concert à la Scène Bastille  Melting roots et on s’est aperçu que ce genre musical plaisait  beaucoup et je me suis dit pourquoi pas le faire dans une version plus longue. Donc j’ai tapé dans la main de Bruno Da Cruz qui nous a aidés à la production de ce spectacle.  Je me souviens très bien, c’était à Mogador un après midi et je lui ai dit:« Ca t’a plu? Alors on le fait, mais attention, c’est sûr, je m’engage et on le fait». J’ai commencé à en parler aux chanteurs et aux musiciens de la troupe et on a essayé de rassembler nos énergies pour créer ce spectacle Swinging life. On a fait une sélection de numéros bien connus sur Londres et les Etats Unis, mais un peu moins ici. On s’est dit, voilà, on commence par une première version …On a vu ce qu’on pouvait adapter.

REGARTS : En effet, tout est en anglais. En revanche les standards sont assez connus et très bien mis en scène et chorégraphiés, ce qui donne une idée, un visuel très explicite au niveau des valeurs liées à la culture noire américaine et que vous voulez faire passer auprès du public. C’est ce que vous vouliez ?

VALERY: Oui ! Et après on a aussi essayer de concevoir le spectacle comme un spectacle d’évènementiels, chaque acte est un genre musical : Le premier acte est plus dans le jazz avec Duck Ellington . La deuxième partie du premier acte est plus centré sur le théâtre; donc on a pris des extraits de Couleur pourpre et d’un musical Life qui parle de la prostitution aux Etats Unis. Le troisième acte est plus axé sur de la soul, du jazz et plus contemporain aussi.

REGARTS : Ce spectacle ne se base donc pas sur une trame réelle, avec un livret dramatique à proprement parler, mais ce sont plutôt des époques et des situations sociales qui y sont décrites?

VALERY: Oui, en effet, le fil conducteur est plus le genre musical. On a constaté lundi qu’il y avait quelques points d’interrogations. Peut être, allons nous rajouter quelques liens,  quelques phrases en français pour que les gens ne soient pas trop perdus, afin qu’ils ne recherchent pas forcément un lien entre le premier acte et le deuxième. C’est beaucoup plus simple que cela, c’est du divertissement, des séquences de vie.

 

REGARTS : Ce spectacle est en fait une proposition pour faire connaître un genre qui n’existe pas en France?

VALERY: Voilà! C’est une plate forme pour montrer tout ce qui existe dans la culture jazz noire américaine…Ca a été une rencontre humaine sur Le Roi Lion et on était tous très proches .Il n’y a pas eu de casting.

REGARTS : Vous vous êtes choisis?

VALERY: Oui ! Les chanteurs ont travaillé toutes leurs journées off, le lundi, pour mener le projet à bien. Je pense que c’est plus un projet de communion. Moi tout seul, je n’aurais pu le faire exister si Valérie Masset ici présente, n’était pas venue avec Jean Michel, notre metteur en scène, Bruno Da Cruz, et les chanteurs…Je suis à l’origine du projet mais en même temps, je n’en suis pas le seul responsable. J’ai voulu léguer à tout le monde son petit espace pour que les gens se sentent impliquer. C’était important pour moi plutôt que de dicter les choses. Après, j’avais quelques idées et on les a partagées.

REGARTS : Valérie, explique nous comment tu es entrée dans ce projet puisque tu n’appartenais pas à la troupe du Roi Lion. Comment s’est faite ta rencontre avec Jean Michel tout d’abord, et comment s’est créée votre collaboration sur cette œuvre ?

VALÉRIE : En fait, je ne me souviens même pas des circonstances de cette rencontre  --rires-

VALERY: En fait, il faut dire que Valérie est la maman de Louka qui jouait Simba dans Le Roi Lion. Le lien s’est fait là.

VALÉRIE: Et dans des soirées diverses aussi autour du Roi Lion. Cela s’est fait très simplement, naturellement aussi.

VALERY: Cela s’est fait à l’humain.

VALÉRIE: En fait pour moi, c’est pareil. Je n’ai pas fait d’études à l’étranger, mais j’ai une formation en danse très jazz à la base. J’ai dansé quinze ans dans une compagnie où le gospel,le jazz, la musique africaine étaient très présents

-rires-… Je suis très sensible aussi à cette culture musicale que j’aime beaucoup. Ce projet m’a intéressée et là où je m’investis, c’est souvent lié à une histoire de rencontres. C’est l’aventure humaine que je pressentais que cela allait être qui m’a fait dire oui! Ca l’est toujours d’ailleurs. Cela donne à ce projet, cette énergie, ce côté vivant car c’est une histoire d’échange et de partage.

REGARTS :A quel moment, es tu arrivée dans ce projet ? Jean Michel était-il déjà là?

VALERY: Oui, Jean Michel était là car j’avais déjà travaillé avec lui et je savais définitivement, même si je ne lui en avais pas parlé que ce serait lui qui le mettrait en scène. En fait, j’ai fait avec Jean Michel, une production qui s’appelait Anges et Démons, qui était une commande de Radio France. On ne s’est plus jamais quitté après-rires-..parce que j’ai travaillé à l’opéra de Metz, de Rennes, dans son festival aussi où ils nous a invités à venir chanter…C’est une personne vraiment incroyable!

VALÉRIE: Je ne connaissais pas Jean Michel, juste de nom et je l’avais croisé comme ça… j’ai adoré travailler avec lui. Encore une fois, on était dans l’échange et la proposition, pour mener à bien ce projet.

VALERY: Il est ouvert à tout et il écoute tout le monde et ça, c’est important. Il veut comme nous, que les  esprits soient en contact pour construire un projet, pas seulement une personne.

REGARTS : On sent que ce n’est pas classique comme construction, dans l’élaboration au cœur même du travail artistique, ou à travers la richesse de jeu des acteurs, dans la mise en scène et dans la chorégraphie. Parallèlement on voit une véritable symbiose entre tous, et c’est ce que le public ressent aussi, comme une forme nouvelle de spectacle ?

VALERY: Mais oui, c’est étonnant, cette demande du public et on est tous dans cette recherche de voir ce genre de spectacle musical. Les gens aiment beaucoup.

REGARTS : Quel est justement le retour que vous en avez eu depuis la première, ce lundi ? Avez-vous des idées de développement différent pour ce spectacle, voulez vous le proposer dans des formats divers, faire un disque peut être?…

VALÉRIE: Ce sont des choix qui doivent être faits pour affiner le tout, car au départ, c’était vraiment un évènement aussi. Cela changera selon la diffusion qui va être décidée, effectivement sous des formats différents. On a fait ce travail sans beaucoup de moyens, avec les disponibilités de chacun...On n’était pas en résidence où on se reposerait pendant deux mois essentiellement sur ce spectacle. Les artistes travaillaient aussi en dehors.

VALERY: Je me trompe peut être mais j’ai vraiment l’impression que les gens ont passé un très bon moment. Certains veulent revenir le voir lundi prochain à L’Alhambra

VALÉRIE: Oui c’est cela qui est chouette, car la première impression est vraiment positive.

VALERY : Au niveau des retombées, des propositions existent, Il se pourrait qu’au mois de juillet, il y ait quelques dates de prévues. On a visé aussi le circuit évènementiel, car je voulais que ce spectacle existe avant tout! Donc on a créé des formules d’une demi-heure ou de quarante minutes. Il y a des pistes dans les pays de l’Est, mais c’est une formule qui coûte chère, car on a six musiciens sur scène et huit chanteurs.  C’est la seule chose à laquelle on ne touchera pas! On ne peut pas tomber sur le choix de prendre une bande orchestrale.

REGARTS :Non en effet, la présence des musiciens est aussi la force de ce spectacle : ces revues ainsi mises en scène et chorégraphiées, accompagnées dés l’ouverture par eux donnent un effet  esthétiquement très fort, renforcé avec ces rideaux qui découvre soudainement le premier tableau des acteurs… On a un choc. On trouve ce type de scénographie dans la danse contemporaine, Valérie ?

VALÉRIE: Oui, mais les rideaux, c’est une idée de Jean Michel à la base. Pour les artistes en effet, ça a été un bonheur, un booster, dés que l’on a répété la première fois avec les musiciens.

VALERY: Et ils sont très bons. Je voulais citer aussi de Jan Stumke, notre directeur musical qui a beaucoup travaillé sur le projet, tout comme les autres, bénévolement. Donc je le remercie aussi.

REGARTS :Valérie, comment s’est articulée la mise en scène avec le chorégraphique ?

VALÉRIE: Quand j’ai rencontré Jean Michel à une répétition, j’ai observé son travail, comme je ne le connaissais pas, et celui des chanteurs aussi, pour voir comment cela se mettait en route .Jean Michel m’a fait une proposition liée aux tableaux du spectacle qu’il voulait chorégraphier. Cela ne s’est pas fait de façon figée. Je lui proposais parfois de travailler avec les acteurs sur un tableau plus théâtral,  de rechercher plus de précision corporelle dans leur mouvement.Comme par exemple avec Neighborood. Dans Sing sing, à partir de la trame liée à la mise en scène, j'ai développé la chorégraphie. J ‘avais une grande liberté. Cela a été très agréable.

REGARTS : Par exemple aussi, le tableau sur la prostitution est très chorégraphié et très théâtral en même temps ?

VALÉRIE: Oui… Je suis intervenue pour une chanson sur deux, mais on a trouvé une vraie unité entre le chorégraphique et la mise en scène. On validait tout ensemble. Cependant,  on n’a pas forcément travaillé ensemble tout le temps car Jean Michel était beaucoup à Rennes aussi. On a échangé par mail ou par téléphone.

REGARTS :J’ai pu voir que vous avez filmé aussi des séances de travail?

VALÉRIE: Oui, on a travaillé beaucoup comme ça aussi. Parfois, on était là tous les deux, mais je n’ai jamais eu la sensation, même quand il n’était pas là, de ne pas collaborer étroitement avec lui.

REGARTS :Comment expliquez-vous la qualité du résultat artistique obtenu, alors que les artistes étaient tous bénévoles sous contrat ailleurs et pas toujours disponibles?

VALÉRIE: Pour moi, ce ne sont que des gens de talent et ils s’aiment. Donc ils ont envie de faire des choses ensemble.

VALERY: Ce sont des gens avec qui j’ai envie de partir en vacances aussi! -rires- Et c’est très simple, le genre musical aussi leur plait. Les créateurs en France ne montent pas forcément ce type de projet musical dans le cadre du théâtre musical.

REGARTS : L’American School le fait, avec des spectacles de revues mais effectivement, ce genre n’est pas très présent en France. Pourquoi ?

VALÉRIE: Est-ce qu’il est proposé dans les formations aussi ? Peut être que c’est pour cela ?

VALERY: Non l’enseignement de ce genre musical dans les formations n’est pas très répandu  ici. Même les écoles de comédie musicale n’abordent pas le théâtre musical noir américain, du tout! Du tout !

REGARTS :Pourquoi en sommes-nous là d’après vous, alors que ce genre est à la base de  ces revues de Broadway: on a eu le ragtime, le  style musical  issu « coton club »…?

VALERY: Peut être qu’il n’y pas d’élèves pour cet enseignement, et de professeurs?

VALÉRIE : Ou qu’il n’y en a pas de demande de leur part?

VALERY: L’école que j’ai faite à Londres n’a pas forcément abordée ce thème là non plus. On est resté dans le classique.

REGARTS :Comment explique- vous alors cette sensibilité à ce genre musical ?

VALERY: Je n’ai pas d’origine noire américaine, mais ma mère est italienne. Mon père d’origine espagnole, est né en Afrique du Nord .J’ai rien vécu de tout ça, je suis né à Toulouse … C’est une musique qui m’émeut. Je me souviens que j’ai eu un choc en regardant quand j’étais tout petit, une émission de gospel à la télé, où on voyait des mamas qui chantaient du gospel avec des voix incroyables… J’écoute cette musique tous les jours dans le métro à Paris et pourtant je ne suis pas du tout religieux.

REGARTS : Le gospel vient des champs de coton au départ. C’est un chant lié à l’exploitation des noirs, à leur esclavage ? Alors cela vous touche ?

VALERY : Oui, je suis très sensible au parcours de cette culture. Je suis ému par West side story et par Les misérables, mais au fond du cœur, il y a cette musique là! J’éprouve un amour infini pour elle

VALÉRIE: C’est drôle mais pour moi, c’est pareil -rires-Quand j’étais petite, je suis arrivée dans une chorale de gospel…C’est une musique tellement vivante à l’intérieur. J’écoute beaucoup cela aussi, c’est un genre musical qui me donne de fait l’envie de bouger-rires-

VALERY : Dans ce chant il y a quelque chose d’essentiel. Les interprètes de gospel ne sont  peut être jamais allés  dans une école de chant ! C’est au-delà de cela! C’est tellement généreux, cette façon de chanter ! On se dit « Mon Dieu, comment ne pas adhérer à cela? »

REGARTS : Le public adhère en effet par le cœur; tout le monde peut vivre cette histoire à travers Swinging Life. On croise les doigts. C’était plein pour la première, et tous ont été pris par cette sorte d’alchimie que vous formiez dans le spectacle. Puis je vous demander quel tableau vous touche le plus?

VALÉRIE :¨C’est Stand!

VALERY: C’est gentil ! Pour moi c’est tout ce qui touche à la condition de la femme, le tableau de la prostitution, l’exploitation de l’homme par l’homme. Tout ça me travaille au quotidien et me perturbe…Quand les gens souffrent…

REGARTS : Quand c’est lié à la condition humaine?

VALERY: Oui voilà!

REGARTS :Justement, la souffrance est présente dans ce spectacle, même si on retrouve de la passion… voire, le propos est très violent parfois, pour les femmes notamment?

VALERY: J’ai choisi ces extraits car je trouvais indispensable d’en parler..Je ne voulais pas faire du divertissement pur et dur .J’ai mis ce thème plus fort au milieu du spectacle volontairement. Cela devient actuellement de plus en plus dur pour tout le monde et on ne peut pas se permettre de ne pas parler de certaines choses, surtout quand on a les moyens de faire un spectacle chanté.

REGARTS :Cela doit parler de la condition noire américaine aussi avant tout?

VALÉRIE: C’est là d’où vient le chant aussi, c’est donc aussi pour nous une nécessité de l’exprimer.

REGARTS :La couleur pourpre c’est l’histoire de la souffrance d’un peuple, et elle n’est pas si ancienne que ça? Doit-on se distraire avec des choses légères? C’est la question qui n’est pas posée dans ce spectacle. On se distrait aussi malgré ce thème de la violence,  grâce aussi à la musique, le jazz, le swing ?

VALÉRIE : Je pense que de parler de la souffrance, de l’évoquer de cette manière, ça rend les choses plus fluides aussi, plutôt que de les occulter. C’est justement bien de dire tout. Je trouve cela bien de se divertir avec ça, ce n’est pas péjoratif, c’est l’histoire et il ne faut pas la cacher.

REGARTS : Merci à vous deux d’avoir répondu à toutes ces questions. Quels sont vos projets? Valérie, je sais que tu en as un avec les enfants du Roi Lion, écrit par Aurélien Berda.  Quel en est le titre ?

VALÉRIE: Les enfants doivent trouver le nom pour la semaine prochaine. Ce projet vient du désir qu’ils ont eu de continuer,  après avoir joué ensemble près de trois ans… Ils ont arrêté le spectacle pour certains car ils étaient trop grands et ils recherchaient un endroit pour développer cette expérience artistique en groupe…Nous avons créé un atelier avec Guillaume Coignard -qui en a écrit les chansons et les musiques- et celui-ci est abrité par le centre de formation vocale fondé par Richard Cross où j’enseigne… Et nous allons présenter le travail des enfants qui sont des grands maintenant. Il est donc inspiré de High School Musical .Ce sera sous la forme d’un showcase, qui est prévu normalement pour le 24 juin au théâtre des Nouveautés. C’est aussi pour leur faire vivre la création ( le Roi Lion étant une adaptation) d’un spectacle et avec peu de moyens.

REGARTS : Valery, qu’est-ce que tu souhaiterais que le public retienne de cette œuvre Swingining Life ?Quel en serait le vrai succès?

VALERY: Celui de faire vivre ce genre musical et de le développer. J’aimerais qu’un hard rocker voit ce spectacle et qu’il adhère-rires-J’aimerais aussi que cela rende plus sensible aux différences de culture.

REGARTS :Et pour toi Valérie, ce serait d’enseigner ce genre dans les écoles?

VALÉRIE:Il est vrai qu’il est est moins présent dans les cours actuellement, mais je m’efforce de continuer à le diffuser dans mon enseignement notemment lors de la préparation au diplôme d’état.

REGARTS :Quelle seraient les mots qui pourraient définir Swinging life selon vous ?

VALERY : Des séquences de vie

VALÉRIE: De la vie tout simplement! La vie en musique …Le swing c’est quelque chose qui va donner du mouvement. C’est bien de venir le voir plein de fois, car on est dans le vivant des émotions.

REGARTS : Alors le titre de l’article pour Swinging Life pourrait être…?

-Rires -

VALERY :….Nos vies, nos amours,… !

VALÉRIE : Nos états!

VALERY: Nos vies, nos amours, nos états!

REGARTS :Merci encore à vous deux et nous souhaitons tous une longue vie à Swinging Life et tenez-nous vite au courant des suites de ce projet.

 

Propos recueillis par Safia Bouadan.