Hervé LEWANDWSKI et Franck VINCENT

INTERVIEW  réalisé le 8 août 2009 au Restaurant « La Ferme » Paris Ier.

 

INTERVIEW CROISE DE Franck VINCENT  et d’Hervé LEWANDOWSKI réalisé le 8 août 2009 au Restaurant « La Ferme » Paris Ier.

 

R : Bonjour, Franck et Hervé.

Dites-moi comment vous en êtes venus au genre du Musical ?

F : Je suis comédien de formation. J’ai suivi des cours de théâtre. Ensuite je suis rentré au Club Med, pendant quatre ans ; à cette époque, c’était des revues. Je chantais un petit peu et en rentrant,  j’ai fait du théâtre et je me suis retrouvé dans une comédie musicale complètement par hasard avec Hervé pour  « La petite boutique des horreurs » que j’ai faite dans un premier temps et Hervé nous a rejoints sur une reprise.

On a fait sept spectacles ensemble tels que » La petite boutique des horreurs », « La Valse du Diable » « Tintin «, « Le violon sur le toit », « Chance » …Ensuite j’ai pris des cours de chant avec Yael Benzaquen.

H : J’ai commencé par la direction de chœur puis j’ai intégré une école pluridisciplinaire à Paris. Là, on m’a confié la direction de plusieurs petits projets d’ensemble musicaux...  C’est par Fabian Richard (avec qui j’étais en formation) que j’ai rencontré Franck autour du projet de «La valse du diable» de Philippe Loffredo et Jonathan Kerr.

R : Quel a été votre déclencheur dans ce métier du Musical ?

F : C’est vraiment le hasard car mon déclencheur, c’est le théâtre. Qu’il y ait quelqu’un sur scène qui chante ou non, ce n’est pas différent pour moi. Mes maîtres au théâtre n’ont rien à voir avec le Musical : c’est Lawrence Olivier puis Adjani dans « L’Ecole des femmes » avec Blier. J’ai trouvé ça incroyable.

J’allais au théâtre quand j’étais gamin, avec ma mère mais  pas spécialement pour des spectacles musicaux. Je me souviens d’avoir vu la création de Starmania et puis aussi la première version des Misérables en 81 au Palais des Sports. Je devais avoir...Oh la la ! J’étais jeune ! Quatorze ans ! Mais  je précise que mon premier contact avec le monde du musical, ce sont  plutôt les films avec Fred Astaire, Cyd Charisse, Ginger Rogers, Gene Kelly !

H : Sur scène, ce sont « Les Misérables » qui m’ont marqué. C’est un bon compromis de comédies musicales classiques avec un narratif assez moderne, entièrement chanté et qui rappelle l’opéra, au cinéma, c’est «Chantons sous la pluie»

F : Pour moi, le déclic c’est vraiment le cinéma musical américain : Cyd Charisse et Fred Astaire. « La belle de Moscou », ça  c’est un chef d’œuvre. Et puis il y a Cyd Charisse !

R : Les jambes de Cyd Charisse … ?

F : Oui les jambes de Cyd Charisse.

R : Très belle danseuse ?

F : Oui, sublime, dans tout ce qu’elle fait. Sinon, avec  «  Les Misérables », la première année en 81, j’avais vraiment des souvenirs légers car j’avais quatorze ans et je me souviens de la musique aussi

-Franck fredonne-

F : La version de Mogador aussi m’a plu mais ce n’est pas forcément l’histoire ou la musique qui m’ont bluffé, c’est surtout la scénographie ! C’était la première fois que je voyais ce système de plateau tournant.

R : Sinon, en tant qu’acteurs, quel est  le rôle qui vous a le plus touché ?

F : C’est bon, pour moi c’est fait !

Non, sérieusement, il n’y a pas photo c’est Tevye dans « Le violon sur le toit » ! No comment, ou alors on fait trois heures dessus !!

H : J’ai aimé jouer Brad dans le Rocky Horror Show, Seymour dans la «petite boutique des horreurs» ou encore Claude dans «Hair» . Je suis loin d‘ avoir tout abordé et le rôle marquant, je l’attends encore !

R : Justement, pour toi Franck, c’est Le Violon, et toi Hervé, quel profil dramatique tu voudrais jouer dans le futur ?

F : Ah mais moi aussi, il y a pleins de rôles encore que je voudrais jouer ! Je n’ai pas l’intention de m’arrêter au Violon !

H : J’aimerais bien jouer Tevye dans « Le Violon sur le toit » !

-rires-

H : Non, sérieusement,  j’ai un faible pour Mark Cohen dans «RENT».

F : Dans mon cas, ce serait le rôle dans le film « Victor Victoria »,  pas le fiancé de Julie Andrews, pas l’américain, le Dandy parisien …Et puis plein d’autres comme Richard III, mais ce n’est pas un Musical... Et tous les rôles qui se présenteront aussi. Au départ, ce n’était pas un rêve d’enfant pour moi de jouer Tevye .Je ne savais même pas que la chanson fameuse de Tevye venait d’un Musical ! Ivan Rebbroff, c’était le Père Noel quand j’étais gamin !

H : Non, le Père Noel, c’était Tino Rossi !

F : Oui, mais il chantait pleins de trucs connus dans ce genre, Ivan Rebbroff !

R : Actuellement, vous chantez tous les deux dans Chance que vous jouez depuis des années ensemble.  Êtes-vous arrivés en même temps sur Chance ?

H : Franck est arrivé un tout petit peu avant moi en mars 2004, je crois. Le spectacle existait depuis 2001 et on est arrivé pour la reprise au Lucernaire.

R : Vous avez joué des rôles différents tous les deux, notamment toi, Hervé ?

H : J’ai commencé par Etienne, puis j’ai fait le coursier et ensuite le patron comme ça pour dépanner… J’ai même fait Nina Fleurie dans «MEN IN CHANCE»!

F : J’ai fait le Boss, Etienne et Agnès pour m’amuser !

Dans Chance, on est engagé pour un rôle et on en est titulaire. Ensuite, cela arrive d’en faire d’autres en dépannage. Hervé joue Etienne, après pour les autres personnages, c’est pour rendre service. Moi c’est le Boss !

R : Chance, on en parle comme d’une comédie culte qui est dans la tradition pure des opérettes françaises, que pensez-vous de ces observations journalistiques?

F : Moi, je ne trouve pas que ce soit dans les traditions pures des opérettes car les opérettes mélangent des scènes, elles sont plus proches des comédies musicales à l’anglo-saxonne que Chance qui est intégralement chantée .Il n’y a pas de scène parlée dans Chance. Dans les opérettes, c’est d’abord du théâtre agrémenté de chansons. Pour moi, Chance est difficilement classable.

H : Je pense que Chance suit la tradition musicale, quand on dit que c’est dans la tradition de l’opérette : c’est un sujet assez léger traité en musique. C’est vraiment du théâtre chanté !

F : Ca reprend les codes, Mais c’est inclassable. C’est tellement décalé… C’est un Ovni et c’est pour ça que ça fonctionne.

D’abord, c’est bien écrit, bien construit et j’espère, bien joué …Donc, la qualité au bout d’un moment, ça paie, ça tient la route ! C’est aussi  parce qu’Hervé Devolder est quelqu’un d’une intégrité à toute épreuve et qu’il a une démarche parfaitement honnête et généreuse.

R : Oui .Il y a une générosité sur le plateau qui est là, tant dans le jeu que dans la mise en scène, la musique…

F : Oui, c’est un cadeau alors quand on offre un cadeau au public, il le prend !

R : Pour vous, quel rôle joue l’opérette française actuellement en France et en Europe? A t-elle disparu ?

F : Non. Mais elle n’est plus guère affectionnée que d’un public âgé.

H : Je connais très peu l’opérette qui a une image assez désuète, pas forcement justifiée . Mais j’ai l’impression que c’est en train de revenir …

F : Oui, c’est en train de revenir un petit peu mais sous une forme différente. J’en ai fait deux ! J’ai commencé à rencontrer des gens du milieu de l’opérette comme Pierre Sybil qui dirige le Festival d’Aix les Bains depuis vingt ans maintenant.

J’ai joué dans  « Méditerranée » et l’année dernière, « La vie parisienne ». Je trouve que ce sont des gens formidables mais les opérettes répondent à des codes très particuliers, elles pâtissent d’un manque de moyens certains. Pour monter par exemple « La vie parisienne »  qui est un des musts de l’opérette, cela a été écrit avec dix changements de décors, avec des chœurs, avec des ensembles, avec un orchestre et cela coûte trop cher aujourd’hui pour des œuvres qui ont vieilli malgré tout. Là pour ce spectacle, il y a dix sept décors !

On était plus de quarante sur scène ! Entre quarante et cinquante dont dix sept  à vingt en fosse .On les monte dans des décors qui sont des toiles peintes qui ne sont plus dans l’esprit de ceux d’aujourd’hui. C’est impossible à monter dans des décors minimalistes : il faut que cela soit une débauche de costumes et de décors sinon, cela ne fonctionne pas !

R : C’est ce que le public vient voir aussi, même dans les comédies musicales ?

F : Allez voir par exemple L’Opéra de Sarah : Jérôme Pradon est tout seul en scène, le décor est un mur de béton et il y a trois chaises. Cela repose sur autre chose, mais cela a été écrit comme ça. Alors que les opérettes ont été écrites et conçues pour le Châtelet, avec une machinerie gigantesque, des décors énormes…Et il n’y a plus tout ça aujourd’hui, on ne peut plus .L’opérette n’est plus adaptée aux contraintes économiques actuelles. Mais  elle peut se renouveler : Laurent Pelly monte des opérettes qui sont  subventionnées. Il y a des contrats derrière…

R : Mais Frou-Frou Les Bains a bien fonctionné avec une production qui n’était  pas aussi exceptionnelle, où on n’avait pas beaucoup de décors ?

H : Le succès de Frou Frou Les Bains jouait aussi sur la redécouverte du genre. C’est arrivé à un moment où les gens ne savaient plus ce que c’était que l’opérette.

F : Ou encore   celles d’Alain Willemetz ou de Maurice Yvain d’abord, parce qu’elles sont bien écrites et celle de Stéphane Druet qui a été nominée aux Molières pour « Ta Bouche » où les décors et les choristes sont moins nombreux .D’ailleurs, ces opérettes sont adaptées au cinéma, avec …

H : Avec Resnais.

F : C’est plus petit, mais les grands Lopez, ce n’est plus possible !

R : C’est un problème de production alors ?

F : Et de structure.

H : C’est un problème de diffusion et de communication avec le public aussi.

F : La seule opérette qui se soit montée à Paris, c’est «  Le Chanteur de Mexico » au théâtre du Châtelet.

H : Parce qu’il y avait des acteurs connus …

F : Clotilde Courau, Benguigui… Des bankables ! J’ai trouvé les décors sublimes mais je n’ai pas accroché particulièrement.

R : Actuellement, ce qu’on nomme la famille du Musical souffre d’un problème d’identité. On retrouve des grands spectacles de type variétés lyriques ou de variétés, conçus autour d’un livret avec  lequel on ne recherche pas forcément à mettre l’accent sur une structure solide, littéraire ou dramatique. On a aussi des comédies musicales lancées par le marché du disque, grâce à des titres phares ou des tubes. De l’autre côté, on a des Ovni comme Chance ou l’Opéra de Sarah…Que pensez vous de cela ?

H : C’est un faux problème! Que ce soit au Châtelet avec vingt cinq musiciens et des décors, au Palais des Sports avec une bande son, ou au Lucernaire avec un piano, c’est juste une branche différente : on ne peut pas comparer L’Opéra de Sarah «  avec « Mozart, L’opéra rock »! Chaque spectacle est unique dans son genre.

C’est d’ailleurs davantage un problème de fond que d’appellation.

F : Oui mais enfin l’opérette souffrait du même problème à son époque.

Offenbach a attendu la fin de sa vie pour écrire un opéra. Il a toujours  souffert d’être considéré comme un sous-compositeur, alors il a fait «  Les Contes d’Hoffman ». C’est inhérent à tout art d’être  métissé, on mélange la musique,  le théâtre et la danse. C’est comme un enfant métisse qui  va être rejeté par les blancs, mais aussi par les noirs.

R : Justement, parlons du terme le Musical, c’est un terme anglo-saxon, pas français ?

F : Pour moi, Musical, c’est l’abréviation du théâtre musical. C’est français.

R : On évoque aussi beaucoup le problème de formation et de culture.  Y a-t-il une disparition des formateurs et moins de culture de la part des formés ?

H : C’est avant tout une histoire de culture. On se rend compte que les jeunes artistes n’ont pas la culture du métier qu’ils veulent faire, et les formateurs ne sont pas forcement de bons professeurs...

F : Il y a de plus en plus de formateurs et ce n’est pas forcément une bonne chose. Quand j’ai commencé il n’existait pas d’écoles de comédies musicales, je n’en ai pas souvenance. Maintenant, c’est bien qu’il y en ait. J’ai l’impression qu’il y a de plus en plus d’écoles qui forment à la comédie musicale,  Les Trois Arts… On y apprend le chant, la danse, le théâtre mais pour moi on apprend surtout à chanter. Pour le théâtre, c’est survolé, c’est le grand perdant de l’histoire. C’est peut être parce que je viens du théâtre.

H : C’est la lacune, le point négatif que l’on retrouve, et quand on regarde les critiques, c’est au niveau du jeu que ça ne va pas.

F : Pour un jeune qui veut faire de la comédie musicale aujourd’hui, qui veut être sur scène, qu’il fasse  du théâtre pour commencer : s’il ne prend pas de vrais cours de théâtre, il va avoir une carence !

J’ai une amie  qui me dit qu’elle a pris des années de cours de chant. Je lui demande si elle prend des cours de théâtre alors, elle me répond : « Ah oui j’en ai pris pendant un an et c’est largement suffisant ! »

H : Parce qu’on met le chant en avant .La promotion se fait par le disque à la TV

R : On a aussi le problème de la qualité du livret et du metteur en scène.

F : Mais on a des librettistes, des metteurs en scène !

R : Bien sûr, mais ils ne sont pas forcément soutenus par une production, une structure de diffusion. IIs vont disparaître et réapparaître.

F : En France, les grosses productions de comédies musicales sont soutenues par des producteurs de disques, des maisons de disques. En Angleterre et Dieu sait que je n’aime pas mettre forcément en avant les anglo-saxons comme modèles, les producteurs de comédies musicales sont des producteurs de théâtre.

H : Qu’il y ait un disque ou pas !

F : En France, on produit de la musique, avec ou sans livret. Or, un spectacle, c’est d’abord une histoire, une pièce de théâtre avant d’être des chansons et de la musique.

R : Une « comédie » « musicale ».

F : Voilà !

R : Donc un bon livret avec des paroles adaptées à ce que cela raconte et avec une musique adéquate ?

F et H : Avec une musique adaptée à la dramaturgie ! A ce que ça raconte !

R : Un peu comme l’opéra dans un autre genre ?

F : C’est encore autre chose car les conventions sont différentes.

R : Les codes musicaux et vocaux sont différents ?

F : Oui ! Mais on parle aussi de livret, c’est vrai !

H : Tous se pensent auteur compositeur et  librettiste alors que sur certains spectacles, c’est juste paroles musique et ce n’est pas la même chose.

R : Comment voyez vous l’avenir du Musical en France ?

F : Je le vois plutôt positif rien qu’à voir à Avignon, il existe une vraie programmation du Musical.

R : Avec notamment Les Folies de Lucien de Dombrowski ?

F : Oui maintenant, il faut que les producteurs se disent qu’ils peuvent oser l’orchestre, de vraies histoires et qu’un spectacle ne repose pas forcément sur la vente d’un disque. Je donne l’exemple du Violon qui a marché auprès du public. Il faut savoir évoluer, comme le fait le  cinéma actuellement qui se reconvertit avec la 3D pour lutter contre le téléchargement.

R : Le cinéma a dépassé le problème de la télé, du magnétoscope, du DVD, du « pear to pear » ?

F : Oui il faut que le monde de la comédie musicale ose la même chose ! Qu’il ramène  les gens dans les salles avec un truc qu’on ne peut voir que là ! Avec l’orchestre, le live. Les producteurs doivent le comprendre car le public adore ça et ça ne coûte pas plus cher. Le plus dans une comédie musicale qui est spectacle  vivant, ce sont  les musiciens justement pas seulement les acteurs.

 

H : Tout ce qu’on entend, on le voit, c’est unique !

R : Oui pour « Chance », c’est le cas ?

F : Et ça n’a jamais autant fonctionné qu’avec le piano et la guitare même s’il n’y a plus tous les arrangements.

R : Mais cela peut coûter plus cher, non ? Quel est le compromis ?

F : Pas forcément, pas besoin d’avoir une grosse formation d’orchestre ! Dans le Roi Lion, il y a dix sept musiciens, c’est particulier car les instruments sont spécifiques.

R : Oui c’est de la world music.

F : Je pense que les producteurs d’aujourd’hui peuvent produire de gros spectacles dans des grandes salles parisiennes et le surcoût de l’orchestre ne sera pas énorme par rapport à tout le travail en studio. La plus value artistique et commerciale pour le public est d’avoir l’orchestre qui joue en live. Sur le Violon, sur l’affiche, c’est ce que Serge Tapierman a mis en premier. Vraiment, les gens aiment ça, avec la bande son, la magie n’opère pas.

H : Pour le Violon sur le toit, les gens ont redécouvert l’orchestre sur scène.

F : Pour ma part, j’ai un  faible pour l’orchestre en fosse alors que sur scène cela pose des problèmes acoustiques.

R : Que pensez-vous du micro-casque, de la pastille ?

F : Je pense que pour les grosses productions, cela est devenu nécessaire.

R : Comment faisait-on avant ?

F : On ne chantait pas pareil, les œuvres n’étaient pas écrites pareil.

H : La musique n’était pas sonorisée de la même manière.

R : Pensez-vous qu’il y a une disparition des voix ?

H : Je ne pense pas qu’il y ait une disparition des voix. C’est un problème plus technique ou d’acoustique, d’adaptation à la salle.

F : Il y a des voix magnifiques qui ne sont pas des grandes voix et puis ce ne sont pas les décibels qui font la qualité.

R : La sensibilité c’est ce que les gens viennent rechercher et ils veulent ressentir des émotions.

H : Les gens aiment qu’on leur raconte des histoires. Après que ça chante fort ou pas fort…

F : C’est l’interprétation …Voilà une différence importante entre l’opéra et la comédie musicale, les gens viennent écouter une qualité de voix et musicale qui doit être parfaite. Dans un Musical, si les acteurs l’ont en plus tant mieux ! C’est pour ça qu’en opéra on ne sonorise pas parce que la salle est faite pour cela. Encore qu’à l’opéra Bastille, il y a une reprise d’ambiance. Quand on va jouer dans le théâtre italien, on n’a pas besoin de micros…Mais avec un orchestre sur la scène, on en a besoin effectivement mais s’il avait été en fosse, on s’en serait passé.

R : Merci de toutes ces informations. Quel serait votre vœu en tant qu’artiste dans les vingt prochaines années ?

H : Commencer à voir des spectacles un peu plus audacieux car on est dans une phase économique où les grands spectacles coûtent très chers. Je rêverai de voir le Jerry Springer Opéra monté sur scène à Paris par exemple. C’est  audacieux dans le sens du propos : c’est un peu dur, un peu sérieux car on peut tout faire au théâtre donc dans le Musical aussi.

F : Mon vœu pour les vingt prochaines années va vers les producteurs de théâtre. Qu’ils produisent du Musical et non pas que la production reste entre les mains de producteurs de disque uniquement. Même si c’est un genre que je respecte Le Roi Soleil,  Cléopâtre, Mozart…J’attends que Stage crée du spectacle musical français, même s’ils font des belles adaptations anglaises en France. Stage va faire appel à des librettistes pour créer des œuvres dans les prochaines années.

R : Ils achètent des théâtres déjà.

F : Là c’est économique mais je crois que Stage a un agent chargé d’aller écouter les nouvelles créations .Il y a une curiosité .Ce n’est pas un rêve donc mais une attente.

R : Parlons de votre actualité pour finir.

F : Chance, tout d’abord jusqu’au 26 septembre puis une fois de plus, je vais jouer dans le même théâtre qu’Hervé, à Mogador, mais pas le même spectacle, car je jouerai  dans Cendrillon, le rôle du papa et du Chambellan du Prince, à partir du 24 octobre et jusqu’à fin janvier, sur une mise en scène d’Agnès Boury. Ce sera les mercredis et les week-ends et vacances scolaires.

H : Je reprends le Roi Lion dans le rôle de Timon jusqu’en mars. Je travaille également sur une adaptation et j’avance bien sur ce projet…

R : Merci beaucoup à tous les deux et je vous souhaite une belle route !

 

Propos recueillis par Safia Bouadan

www.chancelespectacle.com

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